La Crète
Mardi 4 mars
Le ferry était imposant, mais il a bien un peu roulé cette nuit en raison d’un vent tempétueux ! Arrivée à Heraklion à 6h15, temps gris, vent fort, averses abondantes … quel choix judicieux de venir en Crète chercher le beau temps !
Au sortir du port, je file à Knossos et prends le petit déj’ là-bas.
A 8h 30, je suis sur le site. Il a été le bénéficiaire des constructions de Sir Evans : colonnes peintes, copies de fresques … ça plaît ou non !
Le mythe fondateur, d’après Homère, est que le roi Minos aurait enfermé le minotaure dans un dédale, gardé par Dédale.Thésée, le fils du roi Egée (l’ennemi) , venu d’Athènes aurait séduit Ariane, la fille de Minos. Celle-ci lui aurait donc donné le « fil » de Dédale et Thésée, après avoir tué le minotaure, se serait enfui avec Ariane.
Il y a eu plusieurs palais successifs. Le premier fur détruit en 1500 avant J.-C. par un tremblement de terre suivi d’un tsunami. Le second, construit en 1700 avant J.-C., aurait laissé la place au troisième détruit par un incendie entre 1375 et 1250 avant JC. Un habitait aurait persisté et Knossos aurait pu jouir encore d’un certain renom jusqu’au 3ème siècle avant JC.
C’est difficile de se représenter l’immense palais (1500 pièces) de Konssos, mais au musée d’Heraklion, une belle maquette en bois le représente.
Il y a ici et là, d’énormes amphores « pythos », on va d’escalier en escalier autour de la vaste esplanade centrale.
Après ce qu’Evans considéra comme le théâtre, commence la voie royale dallée sur une largeur de 4 mètres qui menait à Heraklion (?).
Pas de pluie pendant la visite, quelle chance !
Comme, depuis que je suis en Grèce, j’ai lu « Rapport au Gréco » de Kazantzakis, je ne peux manquer de visiter un musée qui lui est consacré dans un petit village perdu dans les collines de Myrtia.Je suis la seule visiteuse, pour regarder vidéo, photos, livres traduits dans une multitude de langues, décors de théâtre, textes informatifs sur la vie, les amitiés, les voyages, la quête de Dieu inassouvie de Kazantzakis, ses engagements, ses influences (Bergson, Nietsche, le communisme, Bouddah … J’achète sur place « La liberté et la mort » un de ses livres, gros pavé, qui se passe en Crète.
Retour à Heraklion pour visiter le musée archéologique, qui fait un peu désuet, mais renferme des pièces magnifiques, dont une partie qui vient du néolithique.
Poteries, objets en bronze, statuettes, sarcophages, pythos de toutes tailles (jusqu’à 2m de haut), bijoux, objets usuels. C’est classé du palais le plus ancien au plus récent.
Il y a tant de belles choses à voir au fil des salles qu’on a envie d’arrêter et de revenir 2 ou 3 autres fois …
Quasiment à la fermeture, je quitte le musée et pars vers l’ouest sans trouver le beau temps, bien au contraire ! De fortes averses se suivent poursuivies par le vent.Je fais halte dans le village de Bali, en surplomb de la mer qui roule des vagues blanches, secouée par le vent toute la nuit !
Mercredi 5 mars
Ce matin, il ne pleut plus, c’est un progrès ! Route vers la montagne et le monastère d’Arkadi habité par quelques moines.
Derrière de hauts murs, une vaste cour s’offre aux yeux, avec, en son milieu, une belle église dont la façade baroque en pierre dorée date de 1587.
Deux nefs à l’intérieur.
Ce monastère fut le théâtre d’un drame en 1866 : un millier de crétois (hommes, femmes et enfants) s’y réfugièrent après un combat désespéré face à 12.000 soldats turcs. Il se firent sauter dans la poudrière plutôt que de se soumettre !
On circule librement, trésor, réfectoire, passages voûtés ; le monastère produit de l’huile d’olive et du vin. J’aime beaucoup ce lieu, un peu décati mais plein de noblesse.
Redescente par les gorges sauvages vers Rethymno.. La vieille ville est juste au fond du port. Les souvenirs vénitiens (phare, encorbellements en bois) et turcs (mosquées) s’y mêlent au hasard des rues étroites.
La mosquée du centre ville, une église à l’origine, avec son beau minaret est aujourd’hui une école de musique.
Le centre ancien de Rethymno me paraît bien agréable.
La forteresse vénitienne (1582) couronne un promontoire et déroule ses remparts face à la mer. On y trouve l’ancienne cathédrale transformée en mosquée par … les turcs.
La mosquée du centre ville, une église à l’origine, avec son beau minaret est aujourd’hui une école de musique.
Je continue vers Hania ou Chania (La Canée) et m’arrête à Georgioupoli, au bord de son petit port, estuaire de rivière. Charmant !
Jeudi 6 mars
Après une nuit très calme, bercée par le doux bruit des vagues, le ciel bleu et le soleil ont fait une apparition fort appréciée !
Route vers Chania, à gauche on aperçoit les hauts sommets enneigés de Lefka Ori, impressionnant !
L’office de tourisme s’est installé dans une ancienne mosquée sans minaret sur le port, mais il est fermé !
Aucun bateau dans ce port en arc de cercle. Les petites rues du vieux centre sont typiquement vénitiennes, étroites avec balcons et encorbellements. Je fais tout le tour du port pour aller jusqu’au pied du phare, vénitien (16è), fort joli. Ce serait le plus ancien phare toujours en fonction de la Méditerranée …
Le quartier Kasteli est très charmant. L’église Saint Nicolas, fut d’abord dominicaine (monastère), puis convertie en mosquée, et enfin église orthodoxe en 1918. Elle a un clocher et un minaret.
Déjeuner dehors sur la place dans un petit resto d’habitués, on m’offre le dessert !
Je cherche en vain le musée archéologique qui se trouvait dans un monastère au centre ville (comme la Crète n’était pas prévue au programme, je n’ai qu’un guide Michelin général sur la Grèce de 1989!), une charmante jeune fille m’explique qu’il a déménagé dans le quartier excentré de Halepa.
Balade sur les remparts et visite du Musée Maritime où l’on voit de jolies maquettes, des infos sur les grandes batailles navales depuis l’antiquité jusqu’à la WW2. Je suis la seule visiteuse !
Je passe la nuit sur un petit parking tout neuf relié au centre par un bus électrique avec une superbe vus sur les montagnes enneigées.
Vendredi 7 mars
Nuit très calme, beau soleil sur les montagnes !
A travers la ville, je rejoins le superbe musée archéologique tout neuf !
Il offre de très belles pièces par ordre chronologique, du néolithique à la période romaine et des reconstitutions de tombeaux. Une animation présente une maison d’habitation écrasée par le tsunami et retrouvée avec tous ses objets du quotidien et les squelettes de ses habitants !
Hania, très prospère au temps des Palais, commerçait avec l’Egypte, Chypre, la Sardaigne … D’extraordinaires petits objets d’argile sont si finement sculptés qu’il faut une loupe ! Vraiment de merveilleuses choses dans un bel endroit !
Ensuite, je me rends sur le tombeau d’un héros crétois : Elefterios Venizelos (né en 1864 à Chania et mort à Paris en 1936), avocat et chef du parti libéral grec qui milita pour le rattachement de la Crète à la Grèce. C’est au sommet d’une colline qui domine Chania, vue magnifique !
Poursuite des visites : le monastère Agia Triada (Sainte Trinité) qui fut fondé par le vénitien Tzangaroli au 17è. Eglise et campanile de style italien. Il héberge des moines et on y fait de l’huile d’olive et du vin. Les cellules des moines se suivent sur 2 étages. Un petit musée présente des icônes du 16è.
Après le déjeuner, je monte par une étroite route très rustique jusqu’au monastère de Gouverneto, reconstruit et fortifié en 1548. On peut entrer dans la cour et l’église mais sans faire aucune photo.
J’assiste à un interminable service orthodoxe, debout. Il y a une dizaine de moines invisibles, jusqu’à la communion, qui chantent, psalmodient presque sans interruption. Le pope, richement vêtu, apparaît, disparaît, encense les icônes et les fidèles plusieurs fois, un moine lit des êpitres. Il ne se passe pas grand-chose. A un moment, le pope est enfermé devant son petit autel (qui est toujours fermé en dehors des offices) et après moult psaumes, prières, chants, signes de croix, il distribue enfin la communion aux moines puis aux fidèles.
Ce fut long, assez ennuyeux, mais je suis bien contente d’avoir assisté à ce service jusqu’au bout dans ce petit monastère perdu dans des collines sauvages.
Retour à Agia Triada, où je passe la nuit.
Samedi 8 mars
Nuit très calme, les cloches du monastère ont joyeusement sonné à 7 heures !
Je retraverse tout Chania et prends la route de Kissamos (ou Kasteli).
A Kolymbari, visite du charmant monastère de Gonia( Sainte Vierges surnommée la Dame de Gonia). Il se trouve au bord de la route devant une très belle fontaine (1708). Toujours le même agencement, une cour entourée de murs auxquels sont adossées les cellules des moines, l’église au centre.
La cour est très joliment pavée, derrière l’église, une porte ouvre sur un balcon qui surplombe la mer. Tout est hyper propre ! Le musée dans les caves est très bien agencé et présente, icônes, vêtements sacerdotaux. Ce monastère a eu, lui aussi, beaucoup à souffrir de l’occupant tturc.
Les moines qui l’habitent sont enseignants et/ou impliqués dans la vie sociale du village.
J’achète deux bouteilles de vin du monastère.
Après le déjeuner, sur le port de Kissamos, je continue plein ouest vers un paysage très différents : serres en plastique et oliviers occupent un espace plat au bord de plages de sable derrière les collines.
Mon but est le site archéologique de Falaserna qui est fermé. On y a découvert les vestiges d’un port.
Je continue pour passer la nuit sur un tout petit port.
Dimanche 9 mars
Nuit très calme et soleil matinal !
Je reprends la même route jusqu’à Tavronitis, entre Kissamos et Chania, et tourne à droite plein sud. Sur plus de 50 km, la route traverses de splendides paysages, vallées profondes couvertes d’oliviers, pics arides. Le revêtement est bon. Le village de Kantamos est extrêmement animé, il y a des gens partout sur les trottoirs, dans les cafés … une fête locale ?
Un régal pour les yeux et une conduite détendue jusqu’à Palaichora, le village au bout de la route, en impasse.
Il y a une ancienne forteresse au-dessus de la ville, dont l’origine remonte au 13è. Reconstruite par les vénitiens au 14è, prise par les turcs et occupée par les allemands pendant la deuxième guerre mondiale.
Le port est vaste et vide. Il y a 2 plages, l’une de galets au sud et l’autre de sable au sud-ouest.
Joli coucher de soleil sur les montagnes toutes roses !
Lundi 10 mars
Je reprends, dans l’autre sens, la route vers le nord, mais aujourd’hui il y a beaucoup de voitures et les travaux routiers ont repris.Ce n’est plus pareil. Je suis moins attentive à la beauté des paysages.
Sur la route nationale, je prends à droite vers Chania, La Canée et continue jusqu’à Vryses où je tourne à droite, pour retourner vers le sud. Pendant 40 km, une fort bonne route traverse des montagnes arides, flirtant avec les pics enneigés à droite. Au milieu, une vallée, deux petits villages, puis de nouveau des pentes minérales « Lefka Ori ».
La descente sur Chora Skafion est spectaculaire, 1000 mètres de dénivelé à flanc de falaise en quelques kilomètres.
Dans son passé glorieux, Chora Skafion fut une vraie ville peuplée de milliers de combattants skafiotes belliqueux, ce n’est plus qu’un tout petit village au bord de l’eau, avec tavernes et bars, un tout petit port ! Les caïques ramènent ici les randonneurs arrivés au bas des gorges de Samaria.
La route remonte de cette impasse et part vers l’est et Frankokastelo, grosse forteresse bâtie au bord de l’eau et destinée à l’origine à protéger des pirates. Bâtie en 1371 par les vénitiens, elle fut détruite par les ottomans. Cette citadelle veille au milieu de rien !
D’ailleurs, elle est fermée !
Après le déjeuner, je continue encore une trentaine de km par une petite route étroite, viroleuse et sans rail, traversant des villages accrochés désespérément à la montagne dont la traversée est périlleuse … c’est un peu fatiguant.
La descente sur Plakias est rude. Cette ville n’accueille les camping-cars que sur le port, à 2 km à l’ouest du village. En revanche, il y a des toilettes impeccables et ouvertes !
Mardi 11 mars
Nuit calme, beau temps, un peu voilé. Je continue vers l’est voulant visiter le monastère de Preveli. Hélas, la route qui y mène est fermée. Une solution alternative me paraît au bout de quelques kilomètres vraiment trop rude.
Cette route fermée mène également à Agia Galini, il me faut donc trouver une autre solution (il n’y a jamais ici de déviation indiquée). J’en trouve une qui traverse un village interdit aux camions, et pour cause, en haut d’un raidillon à 20 %, une épingle à cheveu surplombant le vide, tourne à gauche sans visibilité … Dieu faites qu’il n’y ait personne en face !!!
Ensuite, une belle route travers un canyon impressionnant avec un vrai torrent au fond, enserré dans des falaises minérales.
Après, s’ouvre une grande vallée, traversée par une route tout à fait acceptable.
La descente sur Agia Galini est abrupte, tout petit village coincé avec un joli port. J’y reste pour déjeuner. Au loin, des mont enneigés.
Le site archéologique de Phaestos se situe sur une colline, dominant la vallée de la Messara et offre des vues sur les montagnes blanches de neige. Il est un peut trop tard pour visiter (fermeture à 15h30 l’hiver), je reste sur le parking-balcon à admirer le paysage et m’occuper un peu du blog …
Vers 17h30, rassasiée de la vue, je descends vers la plage de Matala. C’est tout petit, une baie avec une île en son milieu. Des falaises à droite percées d’une multitudes de grottes, qui furent sans doute des sites funéraires puis devinrent des habitations troglodytes.
Joli coucher de soleil et nuit très calme !
Mercredi 12 mars
Retour matinal à Phaestos pour visiter les 2 palais. Le premier, fondé par Rhadamante, le fils de Zeus et d’Europe (2000 à 1650 avant J.-C.) et un second plus récent (sic) 1650/1400 avant J.-C. !
C’est le même plan que Knossos : vaste esplanade, appartements royaux, prolypées. Il reste ici et là un peu du dallage d’albâtre des appartements de la reine. Nombreux magasins et resserres avec des pjthos géants.
C’est là que fut trouvé le « disque de Phaestos » aux hiéroglyphes non encore déchiffrés.
Après cette visite, une autre m’attend dans la vallée : Gortyne « l’orgueilleuse », métropole du christianisme crétois.
Un compagnon de Saint Paul, Saint Tite, qui évangélisa la Crète au 1er siècle, subit un martyre à cet endroit ? Une basilique y fut construite au VIIè siècle.
Le site comporte également, un petit odéon à « cavea », semi circulaire, reposant sur des voûtes construit au IIè siécle, sous le règne de l’empereur Trajan sur les ruines d’un « tholos », temple à péristyle.
Je continue mon périple au milieu de la plaine recouverte de serres en plastique. Puis la route s’élève dans la montagne vers Ano Vianos, un village sans grand intérêt qui occupe un beau site dans un cirque de montagnes.
La route est bonne, et on y voit de grands camions, ce qui signifie pas de traversée stressante de village !
On redescend au niveau de la mer à Mirtos, dans une vallée tout en plastique, qui continue jusqu’à Ierapetra.
Il y a 50 ans, j’ai passé plusieurs mois dans cet endroit, mais c’est devenue une ville et je ne peux absolument rien reconnaître. Il y a beaucoup de vent, de gros nuages et les vagues inondent le port. Je me balade dans les ruelles de la vieille ville. Napoléon y aurait séjourné une nuit dans une petite maison. La forteresse vénitienne à l’air comme neuve. Le port de pêche est animé, on y remaille des filets jaunes en bavardant.
Les vagues sont de plus en plus furieuses !
Jeudi 13 mars
Temps gris et toujours beaucoup de vent. Les vagues ont largement inondé le parking où j’ai passé la nuit.
Je vais retourner vers le nord de la Crète, d’abord en suivant la côte puis à travers des montagnes arides et minérales.
La ville de Sitia est toute blanche et ocre, mais je l’évite et fais route vers l’est sur la presqu’île montagneuse. Mon but est le monastère de Toplou qui produit du vin bio !
Amère déception, il n’ouvrira qu’à Pâques ! Je vais néanmoins être autorisée à jeter un coup d’oeil dans la toute petite église qui renferme des icônes très anciennes paraît-il.
Le monastère est tout petit et les cellules des moines sont sur 3 étages. Pas de photo autorisée. Je suis vraiment dépitée !
A travers des landes pour moutons ascètes, je vais à la palmeraie de Vaia. La minuscule plage est très jolie. Le parking est fermé et il est interdit de pénétrer dans la palmeraie classée par l’Unesco qui produit des petites dattes.
Dans mon souvenir, il y avait des bananes à Vaia. Et, en effet, je vois sur un bâtiment en ruine la mention « bananes plantage » que l’on aperçoit au loin.
Je vais déjeuner tranquillement un peu à l’abri du vent, dans le charmant petit port authentique de Kouremenos.
Je décide d’aller passer la nuit à Agios Nikolaos et reprends le même chemin jusqu’à Sitia. Ensuite la route devient panoramique, 50 km de virages, les montagnes se resserrent et tombent à pic dans la mer , petites baies, jolis caps. En plus, le revêtement est bon ! C’est magnifique ! On longe le golfe de Mirambelo. Belles vues sur Agios Nikolaos où je me pose sur le parking de la marina pour faire une balade en ville.
Donnant sur le port commercial, il y a un charmant lac salé relié par un petit bief.
Vendredi 14 mars
Nuit très calme. Je m’interroge sur la suite du voyage. Le nord de la Grèce, Delphes, les Météores, va connaître des températures hivernales avec fortes gelées nocturnes… S’il faut attendre encore des semaines pour que le printemps se montre, je ne pourrai plus envisager de visiter la Bulgarie et la Roumanie pour rentrer par la Hongrie, l’Autriche et la Suisse … alors, un petit tour dans la Grèce centrale et retour par ferry en Italie ?
A ver !
Je vais sur la presqu’île de Spiralonga dans le golfe de Mirambelo. A Elounda, village très couru l’été, plein d’hôtels de luxe, je fais des achats de fruits et légumes dans un tout petit marché de producteurs.
Un peu plus loin à Plaka, je me renseigne sur les barques qui font la traversée vers l’île de Spiralonga et sa forteresse vénitienne. Le site ferme à 14 h et il est plus de 11h, alors ce sera pour demain (on me dit de revenir à 10h!).
Déjeuner et farniente au bord d’une plage de galets au bout de la route. C’est l’été aujourd’hui ! Il fait 25,5° !
Retour vers Agios Nikolaos et route vers Kritsa, un village perché où Jules Dassin tourna le film « celui qui doit mourir » tiré du livre de Kazantzakis « le christ recrucifié ».
C’est charmant, ruelles étroites (on comprend l’engouement des grecs pour les Smarts!), balcons, très vieilles maisons ruinées, escaliers, passages voûtés … on y déambule à loisir !
Retour à Agios Nikolaos et longue balade sur la marina.
Samedi 15 mars
Retour sur la presqu’île, à Elanou, je me balade jusqu’à l’île sauvage reliée par un petit pont qui borde le village. Il y a 3 moulins et les traces d’anciens marais salants.
A 10h, je suis à Plaka pour prendre un petit bateau et voguer 10 mn vers l’île de Spiralonga … hélas, point de barque ! Peu après, une arrive, mais attend un groupe.
Big déception ! Spiralonga mérite vraiment une visite, en plus de la forteresse vénitienne, il y a des églises et un village en ruine et aucun habitant.
Retour par la même route à Agios Nikolaos et je suis la route nationale vers Heraklion jusqu’à Malia et son site archéologique.
En Crète, tous les grands sites sont des palais minoens très anciens. Celui de Malia, est du même type que Knossos (et que Phaestos). Il n’y a pas de reconstruction à la Evans et pour la première fois, je vois des panneaux en français. J’arrive juste après un groupe de jeunes grecs et suis toute seule à me balader ! On n’entend que les oiseaux!
Ce site a cessé d’être habité à la fin du deuxième millénaire avant J.-C. Et il n’y a eu donc aucune construction après cela. C’est un peu moins grandiose que Knossos.
Il y a les fouilles couvertes d’un très intéressant village antérieur au palais.
Je déjeune sur le parking très agréable du site et décide d’aller dans un camping près d’Heraklion. Depuis quelques jours, malgré le soleil, j’ai des problèmes de batterie. Les panneaux solaires sont peut-être très sales, embruns, poussière sur les routes en travaux ? Je veux mettre le blog à jour et comme la batterie de l’ordi est aussi très faible, il me faut un branchement. Et puis, ça me fera des vacances avant de reprendre le ferry lundi pour le continent !
Ce petit tour en Crète m’a beaucoup plu et pas seulement à cause du soleil ! L’ouest m’a enchanté, le sud aux montagnes très sauvages est beau. Je n’ai vu que très peu de camping-cars et quelques touristes sur les sites. La plupart des tavernes, hôtels, magasins sont encore fermés mais on voit que tout est centré sur le tourisme. Je n’ose imaginer la Crète l’été ...
Le lundi 17 mars, avant de quitter la Crète, un petit tour dans Heraklion avant d’embarquer sur le ferry me paraît tout à fait agréable.
La forteresse vénitienne garde le port.
Je ne peux partir sans me rendre sur la tombe de Nikos Kazantzakis qui se trouve dans un jardin d’herbes sur un bastion des remparts. Sa devise : « Je n’espère rien, je ne crains rien, je suis libre ».