La Grèce continentale

Publié le

En passant par l'Italie ...

Semaine du 17au 25 janvier

 

Départ par temps froid et beau, les deux premières nuits seront glacées…

Deux jours sympathiques chez un couple d’amis voyageurs près d’Aoste. Puis route vers Venise. Tout près de Milan, à Arese, halte pour une visite au musée Alfa Romeo où de superbes modèles de la marque sont exposés, du plus ancien à la formule 1 de 2023 !

 

 

La Grèce continentaleLa Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Venise m’accueille sous une pluie soutenue. Mais la sérénissime est toujours magnifique, même comme ça ! Je déambule dans les ruelles, venelles, passages et visite le Ca d’Oro, un palais médiéval, fièrement planté sur le Grand Canal et qui renferme de beaux tableaux et sculptures.

 

 

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Le lendemain, un soleil bienvenu va faire une courte apparition avant que la brume ne tombe. Je visite la galleria dell’Academia qui renferme de fort belles œuvres mais qui souffrent d’un éclairage lamentable.

 

La Grèce continentaleLa Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

L’église Santa Maria dell Salute se dresse fièrement et toute blanche avant la pointe de la douane.

 

La Grèce continentale

Dans un somptueux palais, Ca Rezzonico, au bord du Gand Canal, de somptueux meubles, objets, tableaux, fresques se découvrent dans des pièces en enfilade.

La Grèce continentaleLa Grèce continentaleLa Grèce continentale

Un peu plus loin, une église franciscaine en brique du XVe, Santa Maria Gloriosa dei Freri étonne par l’énorme quantité de tableaux, décorations en tous genres, balcons …

Une curieuse horloge bordée de sculpture en bois représentant les 4 saisons me charme.

La Grèce continentale

Comme il n’y a que deux ponts sur le Grand Canal, on marche beaucoup dans Venise, ce qui est particulièrement agréable surtout quand il n’y a pas foule. Je me suis bien régalée lors de cette courte visite et demain j’embarque pour la Grèce.

La Grèce continentale
Corfou et l'Epire

Samedi 25 et dimanche 26 janvier

Embarquement sur le Superfast Ferry « Lefka Oro » vers 13h30. Comme il n’y a pas beaucoup de monde à bord, principalement des chauffeurs de poids-lourds, la cabine de 4 dames partagée sera pour moi toute seule !! C’est vraiment agréable.

Le brouillard est partout, il n’y a rien à voir.

 

Nuit très tranquille, mer calme. Le dimanche matin, on commence à distinguer la mer.

On longe la côte albanaise.

Puis, voici le nord de Corfou.

 

 

 

 

 

 

Et enfin, vers 17h, on arrive à Igoumenista.

C’est la cinquième fois que je viens dans ce beau pays qu’est la Grèce, mais la première au volant d’un véhicule !

Je trouve un bivouac au bord de la mer, face à Corfou et profite du coucher de soleil pour me délier les jambes sur la plage.

Lundi 27janvier

 

Le ciel est encore un peu gris mais va se dégager. Je vais en ville pour acheter un billet de ferry pour Corfou et me balade dans le centre, ravie d’être en Grèce, de retrouver cette langue dont je reconnais quelques mots courants au hasard des passants. J’ai très envie de yaourti, au lait de brebis … d’oranges grecques, cela rappelle des souvenirs vieux d’environ 50 ans (oups) lors de mon premier séjour en Crète.

A 12h, embarquement, une heure et demi de navigation sur une mer très calme et bleue.

La ville de Corfou se laisse apercevoir de loin. La vieille forteresse toujours fièrement dressée sur son promontoire.

 

 

 

 

 

 

 

Après le déjeuner, balade en ville, hélas tout ferme à 15h30, la forteresse, les musées. Les visites seront pour demain !

Cette île a appartenu aux vénitiens et leur influence se remarque dans l’architecture de la vieille ville. Les anglais, et notamment la famille Durell, l’ont rendue célèbre et les touristes ont commencé à affluer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La végétation est luxuriante, les petites rues étroites charmantes. C’est un vrai plaisir de se promener ici. Il fait doux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 28 janvier

Après une nuit calme sur le parking du port neuf, un petit tour au marché, j’entre dans la vieille forteresse. Elle est séparée de la ville par un petit canal. On y trouve un minuscule musée byzantin, des bâtiments qui abritent l’école de musique, une marina, et tout en haut du rocher, un petit phare. On y est entouré par l’eau et cela semble un fort tout à fait sérieux en cas d’attaque. Côté sud, un église orthodoxe a pris la forme d’un temple.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’aimerais voir les jardins de la « Villa Mon Repos » réputés fort beaux. Je marche longuement le long de la mer qui forme une baie, mais y renonce, cela me paraît vraiment trop loin (en fait je n’en étais plus très éloignée, damned!).

La vieille ville est toujours attirante avec ses dédales de ruelles qui montent et descendent. Retour au marché pour acheter des légumes frais.

La synagogue du quartier juif où naquit Albert Cohen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps passe vite et vers 16h30, je quitte la capitale de Corfou pour aller m’installer au bord d’une petite plage. Je pense que ce sera joli l’été prochain, car il y a force travaux en cours, c’est un peu le bazar, mais je me tourne vers la baie !

Mercredi 29 janvier

Il a plu, il pleut, il pleuvra ! La route qui va vers le nord sillonne à flanc de colline, monte, descend, tournicote. Elle offre de très belles vues sur l’Albanie qui est très, très proche et les petites baies grecques et leurs plages.

A Kassiopi, je me gare sur une zone portuaire au fond d’une petite baie. Toute proche, la ville albanaise de Ksamil (je suppose) s’étend aux pieds d’une colline juste après un petit bras de mer que le ferry, sur lequel j’étais, a longé jusqu’à Igoumenista.

Sans attendre, je me rends dans le village de Kassopi. Le petit port, dans sa baie bien fermée, est charmant. Tout les commerçants, restaurateurs, etc. … s’affairent à repeindre, rénover pour la prochaine saison. Tout ou presque est fermé.

Le petit camion blanc au fond, c'est le mien!

 

Au-dessus du village se dresse fièrement une forteresse que les locaux disent byzantine et les guides angevine … va savoir ! En tout cas, ses murailles sont épaisses et paraissent aujourd’hui aussi solides qu’au 13e siècle. J’y grimpe derechef. A l’intérieur, c’est une plantation d’oliviers qui y trouve refuge. Curieusement, les fruits n’ont pas été récoltés.

 

 

 

 

 

 

 

J’ai fort bien fait de visiter Kassiopi avant de déjeuner, car l’après-midi sera une alternance de coups de tonnerre, fortes averses et pâles éclaircies ! Un temps à occuper par un peu de ménage, des mots fléchés, du tricot.

Fort heureusement, il y a un peu d’animation quand un petit chalutier vient s’amarrer au ponton. Les marins, qui restent à bord, seront mes voisins pour la soirée …

Jeudi 30 janvier

La nuit a été fort agitée : éclairs, tonnerre, vent, trombes de pluie pendant des heures. Heureusement le terrain sur lequel résiste le sprinter absorbe bien l’eau et les gravillons empêchent la boue de se former.

La pluie ne cesse pas et m’accompagne jusqu’à Sidari, une station balnéaire dont j’ai vu de merveilleuses photos du site local : le « canal d’amour » - en français s’il vous plaît !

Ce sont des avancées rocheuses couvertes de végétation qui forment une baie aux eaux turquoises. Aujourd’hui, cette carte postale est bien tristounette !

Le village n’est qu’une suite d’hôtels et d’appartement, de tavernes et de bars-piscine, tous fermés. L’été cela ne doit pas être plus séduisant mais beaucoup plus bruyant !

Le "canal d'amour"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m’aperçois que le monastère que j’avais envie de visiter à Paleokastrika, plus au sud, n’est ouvert que d’avril à octobre. C’est bien ma chance ! Que faire ? Quelques soucis techniques et d’intendance qui ne peuvent se résoudre sur l’île me poussent, avec le temps exécrable à décider de retourner à Corfou-ville et prendre le ferry pour Igoumenista.

Il continue à pleuvoir éperdument comme je traverse la montagne du centre de l’île§

Un peu au sud de la ville, se trouve un site, ou plutôt Le Site de Corfou que je ne peux éviter de regarder avant de partir. Je le contemple du haut de la falaise, il pleut toujours et je n’ai aucune envie de descendre. Quelle voyageuse je fais !

Bon, j’ai la dernière place dans le ferry de 15h30 et rejoins Igoumenista. Un peu plus au sud, le village de Plataria possède, fait remarquable, une aire de camping-cars avec services ! Et, fait encore plus remarquable, ouvert toute l’année ! Alléluia !

 

Vendredi 31 janvier

 

Journée de repos à Plateria, joli petit village au fond d’une baie tranquille. Hormis les quelques touristes en camping-car, il n’y a que des grecs. On se salue poliment quand on se croise. Le village est propret et c’est bien agréable de se promener sur le front de mer jusqu’au port de plaisance où de jolis voiliers hibernent.

 

 

 

 

 

 

Samedi 1er février

Je reprends la route qui traverse de jolis paysages très sauvages. Parga est, dit-on, un très joli village avec une baie plantée de gros rochers et une citadelle.Mais c’est si petit qu’on ne peut s’y garer, hélas. Je n’ai eu qu’un petit aperçu…

Plus loin à Ammounia, je me balade un peu le long de l’Archéon, le fleuve sur lequel Hermes convoyait les morts vers l’enfer. Il a l’air bien paisible avec ses petits bateaux de pếcheurs !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prévéza semble une bien grande ville à côté de tous ces petits villages. Le port est très étendue et la marina accueille des bateaux luxueux. Je vais déjeuner dans une petite taverne du centre ancien « Ambrosio », recommandée par le Routard. C’est bien bon !

Balade au hasard dans les petites rues où se dresse un clocher vénitien. Je découvre une petite église toute charmante. L’intérieur est entièrement décoré de fresques et d’icônes. Ici, les églises sont souvent entourées d’un petit jardin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prévéza a une position stratégique à l’endroit où une très grande mer intérieure (refuge d’oiseaux), le golfe Ambracique, rejoint la mer par un petit détroit sous lequel a été creusé un tunnel, que j’emprunte.

C’est une autoroute presque vide qui va me mener à Nafpaktos à travers des paysages déserts et de grandes collines. J’y arrive avec le soir qui tombe et me gare le long de la plage, belle vue sur la mer et la citadelle toute illuminée.

Dimanche 2 février

Très beau lever de soleil sur le golfe de Corinthe !

Je marche le long de la plage jusqu’à l’adorable petit port de Naufpaktos, sa forme parfaite, ses petites tours d’entrée.

La statue de Cervantès a toute sa place ici, puisqu’il a perdu la main gauche pendant la bataille navale de Lepante en 1572 qui a opposé les turcs à une alliance entre Gènes, Venise et le Pape (Lepante était le nom turc de la ville).

photo d'une photo aérienne

 

 

 

 

 

 

Pour atteindre le château-fort dressé sur la colline et dont les remparts descendent jusqu’à la mer, on emprunte des ruelles et chemins empierrés, ça grimpe dur !

Il ne reste rien des bâtiments intérieurs. Un tout petit musée présente des objets de l’époque byzantine. Les vues sont magnifiques depuis la citadelle, notamment sur le superbe pont qui enjambe le golfe et mène à Patras et au Péloponèse.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Descente par le même chemin, le petit port en bas peut se voir presque entièrement.

Je vais quitter l’Epire (encore que c’est déjà fait car Naufpaktos se trouve en Grèce centrale …) et aller découvrir le Péloponèse.

Un bivouac au-dessus du plage de sable n’est pas à dédaigner !

 

Lundi 3 février

Pluie nocturne, orage et grosses averses l’après-midi … entre temps, je suis arrivée à Olympie.

Olympie, tout le monde descend !

En fait, ce n’est pas une ville, mais un site entièrement religieux aux fêtes très régulées, l’une d’entre elles était les Jeux Olympiques.

Le Musée présente de superbes objets et de belles statues, tout a été découvert sur place quand ont commencé les fouilles en 1829 (l’endroit n’a jamais été pillé, recouvert par des tonnes de terre).

maison de Néron

Le merveilleux Hermès en marbre portant bébé Dyonisos est mon préféré ! Mais me plaît également l’empereur Hadrien. En effet, Olympie a été « occupé » par les romains, qui ont interdit les Jeux en 393 après JC.

Hermes portant Dyonisos
Niké

Comme il fait très gris et qu’il pleut, c’est un peu triste de marcher entre ces colonnes tombées, mais grâce à la maquette on peut imaginer le temple de Zeus, le gymnase, la fontaine, etc. …

Je retourne au musée pour un deuxième tour afin de me recueillir devant la belle Nikè et tous ces beaux drapés.

L’orage gronde et les averses se suivent. Je me réfugie dans un petit camping … le premier en Grèce.

Mardi 4 février

Après ces orages, cette pluie, le ciel s’est levé ce matin. Je descends « en ville » acheter des cartes postales, puis je reprends la route de Pyrgos et remonte un peu vers le nord. Je visite un Lidl ...grec ! Mon but est un village situé sur un petit isthme courbe à l’ouest de Pyrgos. C’est surtout un port qui accueille des navires de croisière qui représentent toute l’animation de ce lieu. La si jolie gare proprette d’Olympie est reliée à ce port et les croisiéristes peuvent prendre un train spécial pour la visite du site. N’est-ce pas un traitement de faveur ?

Je me balade sur toute l’étendue des ports de commerce et de plaisance et le long du front de mer où tavernes, restaurants et bars, pratiquement tous fermés, s’alignent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai toujours une certaine attirance pour les navires commerciaux, les remorqueurs, les bateaux pilote …

 

 

 

 

Mercredi 5 février

La nuit fut fort calme sur ce port.

Je repasse par Pyrgos et, après une vingtaine de kilomètres, m’engage à gauche sur une route de montagne (qui va se révéler fort belle et bonne) vers Andritsania, un petit village montagnard très sympa où je fais de menues emplettes et me balade. Il n’y a pas moins de 5 églises à Andritsania et une source captée qui passe dans le tronc d’un arbre vénérable !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon but est de voir le Temple d’Apollon Epikourios à une douzaine de kilomètres. Le paysage devient très sauvage, des montagnes boisées, aucune maison. Déjeuner sur un petit replat dans cette nature imposante.

Le Temple d’Apollon à Bassae est complètement isolé à 1130 m d’altitude (il fait 4°!).

L’extraordinaire es qu’il est quasiment intact, colonnes extérieures et partie intérieure. Mis à part des éléments décoratifs en marbre, il fut construit en pierre calcaire fragile, c’est pourquoi il est protégé dans un chapiteau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Erigé vers 420 avant J.-C. Par Iktinos (le maître d’oeuvre du Parthénon) qui mélangea tous les styles : dorique, ionique et corinthien.

Le fronton et sa frise (« conservés » au British Museum depuis 1815), crées par Paionos (celui de la Nikè d’Olympia) représente la bataille des Lapiths et des centaures (comme celui du temple de Zeus à Olympia). C’est très émouvant d’admirer ce temple de plus de 2400 ans, presque intact, au milieu des montagnes. Je suis la seule visiteuse

.Environ 50 km de route tournicotante et plutôt pas mal et je retrouve le bord de mer et un petit terrain que les propriétaires d’un restaurant, fermé en cette saison, mettent gracieusement à la disposition des camping-caristes ! Grand merci à eux !

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 6 février

Après une nuit plutôt froide et très ventée, je reprends la route vers Kalamata, route nationale qui se transforme sans sommation en autoroute à péage !

Peu avant Kalamata, je quitte cette autoroute et me dirige vers un site archéologique « Messini » blotti dans une vallée entre deux montagnes aux pieds d’un petit village Mavromati. Archea Messini a été recontruite par le général thébain Epaminondas après sa victoire sur les Spartes en 371avant JC. C’est un site très vaste.

Le théâtre, en partie restauré, les vestiges de la fontaine d’Arcinoe, l’agora longue de 200 mètres.

 

 

 

 

 

 

Hémicycle

 

 

 

 

 

En contrebas, un vaste complexe dédié à Asklépios (Esculape), dieu de la médecine. Un hémicycle très bien conservé accueillait les joutes politiques.

Le clou du spectacle est le stade, isolé, tout au bout, avec un très beau Propylon, entrèe du gymnase ; double rangée de colonnes encadrant la piste. Elle est entourée de gradins et se termine par un petit mausolée de l’époque romaine.

Un tout petit musée a recueilli des sculptures trouvées sur le site.

Balade dans le village bâti à flanc de montagne. Les amandiers sont en fleurs.

Vendredi 7 février

En Grèce, il y a une foultitude de chiens et de chats errants, qui ne sont pas agressifs et souvent nourris par les gens. Hier soir et ce matin, un joli chien qui semble jeune et en forme, bien qu’un peu maigre, est resté près du fourgon. Il a eu droit à une pâtée faite de pain et d’un peu de ma soupe, ce qu’il a vraiment apprécié ! Je l’aurais presque emmené avec moi …

Avant de quitter l’ancienne Messine, je vais admirer la porte d’Arcadian, qui est formée de deux entrées avec une cour ronde au milieu. Elle fait partie du système de défense, remparts et tours, qui totalisait 9,5 km de long ! La route passe par cette porte !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le but de la journée est Kalamata, la deuxième ville du Péloponèse, après Patras et bien connue pour ses délicieuses olives !L’ancienne gare est devenue un parc très agréable où les anciennes locomotives et wagons sont restés.Le de tri des emballages se fait dans ce kiosque qui aspire en quelque sorte les objets.

La ville est cernée de montagnes et possède un grand port et une vaste marina.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vais passer la nuit le long de la plage, en compagnie d’autres voyageurs.

Samedi 8 février

Ce matin, c’est marché ! Il se trouve tout près de l’ancien centre, constitué de quelques rues. Beaucoup de petits producteurs proposent leurs légumes et leurs oranges pour des prix vraiment modiques. J’achète aussi évidemment des olives et du miel de thym bio.

La petite église Agii Apostoli, toute en pierre, est vraiment charmante. Un petit kiosque vanté par le Routard propose des slouvakis pour 2 euros ! J’en fais mon déjeuner !

Ensuite, ce sera camping un peu en-dehors de la ville, le long de la plage, pour faire des lessives et les faire sécher au soleil.

Dimanche 9 février

Toujours à Kalamata. Je retourne dans le vieux centre, en partie avec le bus.

Je retrouve l’adorable petite église byzantine Agii Apostoli et je peux entrer à l’intérieur qui est tout petit.

Geoffroy de Villehardouin a construit nombre de forteresses dans le Péloponèse au 13e siècle, dont celle de Kalamata. Hélas, en raison des luttes incessantes entre francs, vénitiens et turcs et aux tremblements de terre, il ne reste que les remparts et une tour. De là-haut on a une vue à 360° sur la ville.

En-dessous du kastro, se trouve la cathédrale toute jaune « Yapapanti » dont l’intérieur est couvert de fresques.

 

 

 

 

 

 

 

Le musée archéologique occupe l’emplacement de l’ancien marché détruit par le tremblement de terre de 1986. Il renferme des objets provenant de tous les sites de la Messenie, très bien présentés de façon didactique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je profite d’un déjeuner tout à fait grec au milieu
de familles et groupes d’amis grecs très joyeux. Retour au camping à pied à travers la ville moderne, le parc des trains et le bord de mer.

PELOPONESE 2

Mardi 11 février

Après avoir reçu les soins compétents d’une jeune et jolie dentiste (un pivot avait sauté de son logement!), je prends la route pour la région du Magne « Mani » le doigt central de la main du Péloponèse.

La route est très bonne, les paysages de montagne superbes. L’olivier règne en maître.

Arrêt à Kadramyli, petit village au bord de la mer avec des plages de galets. C’est ici que les cendres de Bruce Chatwin, écrivain-voyageur anglais, ont été dispersées près d’une petite église ...mais laquelle ? J’ai suivi le chemin de Bruce Chatwin en Patagonie, c’est pourquoi il m’est cher. A la fin de sa courte vie il s’était converti à la religion orhodoxe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au  dessus du village, se dresse la vieille ville-foreresse avec une magnifique tour vénitienne et un clocher d’église fort curieux : couvert de dessins. L’endroit est magnifique. Je suis seule à me balader !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bivouac au bord d’une rivière asséchée sous la vieille ville.

Mercredi 12février

La pluie a commencé à tomber hier soir, il fait gris et froid ce matin.

La route vers le sud s’élève dans la montagne et le revêtement en pâtit quelque peu, mais rien de bien grave.

La plupart des maisons, même très récentes, sont en pierre et ressemblent à des forteresses, avec ou sans tour, et muret de pierre façon rempart !

Les petits oliviers tordus poussent au milieu des rochers et des murets qui les encerclent. On voit de loin en loin sur les sommets s’élever des tours de défense.

Tout à coup, on découvre une longue baie, façon fjord, et on dégringole vers le bord de mer. Liméni est un tout petit village qui sort des ruines et de l’oubli grâce aux restaurations et aux restaurants ! Il n’y a pas de plage à proprement parler, mais des accès à l’eau turquoise sur des rochers fréquentés par les oursins ! On parle aussi de tortues marines… L’endroit est magnifique et uniquement consacré au tourisme, mais aujourd’hui il n’y a que moi e les ouvriers qui s’affairent à reconstruire !

A quelques kilomètres de là, sur la falaise, se trouve la ville d’Aréopoly qui fut le théâtre d’âpres luttes avec les turcs. Les petites rues pavées sont bien agréables à parcourir, malgré le vent glacial ; ici aussi on restaure les maisons, mais il y a de l’animation qui n’est pas due au tourisme.

Le grand héros local

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vais me mettre à l’abri du vent dans le minuscule village de Géroliménas, au fond de sa baie, protégé d’une haute falaise.

Jeudi 13février

Après une nuit fort calme, route vers le sud. La route s’élève et dévoile des vues superbes sur le littoral. Les petits villages sont tous constitués de hautes tours et leur unique rue est fort étroite.

 

Le plus beau d’entre eux est Vathia, perché sur un éperon rocheux, presque inhabité. Quelques tours sont restaurées ou en cours, mais la plupart menacent ruine. Alentour, les montagnes sont bien sauvages. Je me balade avec bonheur entre les tours, sur les chemins pavés et ne rencontre personne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout au sud du Magne, se trouve le cap Ténaro avec son phare, aux pieds duquel un abysse « Inoussès » de près de 5000 mètres plonge (c’est le plus profond de la Méditerranée). C’est également une des entrée des enfers !

 

On s’arrête sur un petit parking et l’on rejoint le phare à pied, par un sentier de pierrailles. Les montagnes sont bien arides mais les plantes et petites fleurs s’accrochent et résistent. On se croirait au Connemara !

Au bout d’environ 45mn, on découvre le petit phare tout mignon. Cette balade vaut vraiment la peine.

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Maintenant, au tour de la côte est du Magne. Il pleut maintenant et j’atteins Kokkala où je vais me poser au bord de la mer, bercée par les vagues.

Vendredi 14février

Je me suis trouvée très bien sur ce petit parking asphalté et hors du vent car la nuit a été fort pluvieuse.

Je continue ma remontée du Magne par la côte est. Comme il pleut, tout paraît nettement moins charmant.

Arrêt à Kotronas, petit port sympathique. Je fais un tour dans le village et achète une toute petite bouteille d’ouzo ! C’est un must ! (je ne comprends pas pourquoi mon ordi ne veut pas faire d’accent circonflexe parfois).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La route suit la côte à flanc de falaise. Elle est récente et fort bonne, ça se gâte quand on arrive dans un village car les rues sont très, très étroites. Heureusement, il y a fort peu de monde et je ne me retrouve pas face à une voiture ou un camion dans une courbe sans visibilité (hormis avec une voiture de police!).

 

Je vais aller me poser sur un camping de bord de mer un peu au sud de Gythion pour laisser passer la pluie et profiter des services.

Une éclaircie me permet de faire une longue balade sur la plage.

Soirée orageuse et pluvieuse. J’achète à Kosta, un bidon de 5 litres d’huile d’olive provenant des fruits poussant sur le camping !

 

Samedi 15 février

Après m’être occupée des services du camping-car, je fais route vers Gytheo, une ville portuaire. Des ferries parent de là une fois par semaine pour Cythère et la Crête.

La rue en surplomb et parallèle au port est pleine de vieilles maisons avec des balcons ouverts ou fermés. Je fais un grand tour en ville pour essayer de trouver un marchand de légumes, en vain.

 

A une dizaine de kilomètres à l’est, le long du longue plage de sable gris, se trouve une petite taverne improbable, faite de bric et de broc, tenue par deux dames super gentilles. Après m’être garée sur le parking, (asphalté !) et fais une balade sur la plage lors d’une brève accalmie, poursuivie par des chiens errants, je vais dîner dans la petite auberge où ronfle un poêle à bois, animée par une bande de jeunes allemands. C’est plutôt bon et l’on m’offre un petit dessert ! Merci mesdames !

Pluie et orage nocturnes, mais pas d’aboiement intempestifs.

Dimanche 16 février

Toujours le même temps, le parking a été parfait et n’a pas retenue trop d’eau.

 

Vers 11h, je décide d’aller à Monemvasia à une soixante de kilomètres parcourus sous une pluie battante. La route est partiellement en travaux, mais ne traverse pas de montagnes.

 

Le port de Gyfera, la ville nouvelle de Monemvasia, accueille quelques camping-cars sur la jetée du port, face au promontoire rocheux que je visiterai demain.

 

Balade, sous le parapluie, dans le village. Soudain, à 17h, de rayon de soleil improbable, illumine le rocher qui ruisselle d’or, pendant quelques minutes entre deux averses et grondements de tonnerre !

Dimanche 16 février

Toujours le même temps, le parking a été parfait et n’a pas retenue trop d’eau.

Vers 11h, je décide d’aller à Monemvasia à une soixante de kilomètres parcourus sous une pluie battante. La route est partiellement en travaux, mais ne traverse pas de montagnes.

Le port de Gyfera, la ville nouvelle de Monemvasia, accueille quelques camping-cars sur la jetée du port, face au promontoire rocheux que je visiterai demain.

Balade, sous le parapluie, dans le village. Soudain, à 17h, de rayon de soleil improbable, illumine le rocher qui ruisselle d’or, pendant quelques minutes entre deux averses et grondements de tonnerre !

 

Lundi 17 février

Quel contraste ! Ciel bleu et grand soleil ce matin ! Le temps idéal pour découvrir Monemvasia, nom qui veut dire « entrée unique ». Une digue percée d’un passage pour la mer mène sur l’île. On ne découvre le village qu’après un long virage, le laissant à l’abri des regards depuis la côte.

L’entrée unique, une porte ouvrant sur un couloir sombre qui tourne à 90°, permet d’entrer au coeur du site. Les ruelles pavées grossièrement, les échoppes médiévales, les nombreuses églises, les passages sous les arcades, les placettes cachées, forment un ensemble absolument charmant et préservé de toute modernisme dérangeant.

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Comme on ne parcourt Monemvasia qu’à pied, de petits chevaux transportent les matériaux de construction nécessaires aux restaurations nombreuses et fort réussies. Chaque maison possède une citerne qui recueille l’eau de pluie, aucune source sur ce rocher.

Les remparts encadrent le village depuis les flots jusqu’au sommet.

 

La ville basse était consacrée au commerce, à l’artisanat, à l’habitation et la ville haute à la défense, à l’administration. On atteint cette dernière par des sentiers sinueux et glissants, c’est raide ! Il y a plusieurs portes d’entrée successives avec défenses pour la citadelle qui est un champ de ruines.La ville basse était consacrée au commerce, à l’artisanat, à l’habitation et la ville haute à la défense, à l’administration. On atteint cette dernière par des sentiers sinueux et glissants, c’est raide ! Il y a plusieurs portes d’entrée successives avec défenses pour la citadelle qui est un champ de ruines.
La ville basse était consacrée au commerce, à l’artisanat, à l’habitation et la ville haute à la défense, à l’administration. On atteint cette dernière par des sentiers sinueux et glissants, c’est raide ! Il y a plusieurs portes d’entrée successives avec défenses pour la citadelle qui est un champ de ruines.La ville basse était consacrée au commerce, à l’artisanat, à l’habitation et la ville haute à la défense, à l’administration. On atteint cette dernière par des sentiers sinueux et glissants, c’est raide ! Il y a plusieurs portes d’entrée successives avec défenses pour la citadelle qui est un champ de ruines.
La ville basse était consacrée au commerce, à l’artisanat, à l’habitation et la ville haute à la défense, à l’administration. On atteint cette dernière par des sentiers sinueux et glissants, c’est raide ! Il y a plusieurs portes d’entrée successives avec défenses pour la citadelle qui est un champ de ruines.La ville basse était consacrée au commerce, à l’artisanat, à l’habitation et la ville haute à la défense, à l’administration. On atteint cette dernière par des sentiers sinueux et glissants, c’est raide ! Il y a plusieurs portes d’entrée successives avec défenses pour la citadelle qui est un champ de ruines.

La ville basse était consacrée au commerce, à l’artisanat, à l’habitation et la ville haute à la défense, à l’administration. On atteint cette dernière par des sentiers sinueux et glissants, c’est raide ! Il y a plusieurs portes d’entrée successives avec défenses pour la citadelle qui est un champ de ruines.

 Seule l’église, Agia Sofia, qui fut byzantine, puis mosquée, puis catholique sous les vénitiens, re-mosquée et maintenant orthodoxe depuis 1821,  a été bien restaurée et présente de jolies fresques.   De là-haut, la vue sur le village est superbe. Seule l’église, Agia Sofia, qui fut byzantine, puis mosquée, puis catholique sous les vénitiens, re-mosquée et maintenant orthodoxe depuis 1821,  a été bien restaurée et présente de jolies fresques.   De là-haut, la vue sur le village est superbe.
 Seule l’église, Agia Sofia, qui fut byzantine, puis mosquée, puis catholique sous les vénitiens, re-mosquée et maintenant orthodoxe depuis 1821,  a été bien restaurée et présente de jolies fresques.   De là-haut, la vue sur le village est superbe. Seule l’église, Agia Sofia, qui fut byzantine, puis mosquée, puis catholique sous les vénitiens, re-mosquée et maintenant orthodoxe depuis 1821,  a été bien restaurée et présente de jolies fresques.   De là-haut, la vue sur le village est superbe.

Seule l’église, Agia Sofia, qui fut byzantine, puis mosquée, puis catholique sous les vénitiens, re-mosquée et maintenant orthodoxe depuis 1821, a été bien restaurée et présente de jolies fresques. De là-haut, la vue sur le village est superbe.

 Ce village a été occupé tout au long des siècles par des envahisseurs très différents mais qui ont su le préserver … un cadeau des dieux !  J’achète du vin local et fais une petite halte dans le joli cimetière que Brassens n’aurait pas désavoué ! Ce village a été occupé tout au long des siècles par des envahisseurs très différents mais qui ont su le préserver … un cadeau des dieux !  J’achète du vin local et fais une petite halte dans le joli cimetière que Brassens n’aurait pas désavoué !
 Ce village a été occupé tout au long des siècles par des envahisseurs très différents mais qui ont su le préserver … un cadeau des dieux !  J’achète du vin local et fais une petite halte dans le joli cimetière que Brassens n’aurait pas désavoué !

Ce village a été occupé tout au long des siècles par des envahisseurs très différents mais qui ont su le préserver … un cadeau des dieux ! J’achète du vin local et fais une petite halte dans le joli cimetière que Brassens n’aurait pas désavoué !

Vers 15h, je reprends la route, cette fois-ci toute sèche. Je rejoins Mystras, à côté de Sparte. Au bout d’une soixantaine de kilomètres d’oliviers, on se retrouve aux pieds de hautes montagnes abruptes (sommet à près de 2800m) dont les cimes pointues sont couvertes de neige et encapuchonnées de nuages … nouveau contraste !  Nuit sur le parking de la ville basse du site archéologique (horriblement pentu!).Vers 15h, je reprends la route, cette fois-ci toute sèche. Je rejoins Mystras, à côté de Sparte. Au bout d’une soixantaine de kilomètres d’oliviers, on se retrouve aux pieds de hautes montagnes abruptes (sommet à près de 2800m) dont les cimes pointues sont couvertes de neige et encapuchonnées de nuages … nouveau contraste !  Nuit sur le parking de la ville basse du site archéologique (horriblement pentu!).
Vers 15h, je reprends la route, cette fois-ci toute sèche. Je rejoins Mystras, à côté de Sparte. Au bout d’une soixantaine de kilomètres d’oliviers, on se retrouve aux pieds de hautes montagnes abruptes (sommet à près de 2800m) dont les cimes pointues sont couvertes de neige et encapuchonnées de nuages … nouveau contraste !  Nuit sur le parking de la ville basse du site archéologique (horriblement pentu!).

Vers 15h, je reprends la route, cette fois-ci toute sèche. Je rejoins Mystras, à côté de Sparte. Au bout d’une soixantaine de kilomètres d’oliviers, on se retrouve aux pieds de hautes montagnes abruptes (sommet à près de 2800m) dont les cimes pointues sont couvertes de neige et encapuchonnées de nuages … nouveau contraste ! Nuit sur le parking de la ville basse du site archéologique (horriblement pentu!).

Mardi 18 février

Soleil et ciel bleu ce matin ! A 9h, je suis la première visiteuse sur le site. Hélas, une partie importante de la visite est impossible en raison des travaux et du manque de personnel (très réduit en hiver). Le parking de la ville haute est fermé et on doit grimper pour rejoindre la partie supérieure. Enfin, c’est magnifique, il fait beau et il n’y a personne encore.

 

 

 

 

 

 

 

La cathédrale (métropole) est assortie d’un petit musée. Comme toujours, l’intérieur est tout petit mais, il y a de belles fresques. Un pavage, aigle à deux têtes couronnées, marque l’endroit où le dernier empereur byzantin, Constantin Paléologue, fut sacré en 1448. Les couleurs des fresques sont encore vives (grâce à la pénombre?).

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Le site s’étage à flanc de colline, couronné par la forteresse. C’est raide ! Les églises suivantes, Envangelistria (associée à un grand monastère dont on voit les ruines du réfectoire) et Saint Théodore sont fermées. Le monastère de Peribleptos également, en revanche celui de Pantanassa est bien ouvert ; ça grimpe fort, mais quelle récompense, ce petit monastère est toujours occupé par quelques religieuses dont les petites cellules s’alignent parallèlement à l’église, et donnent de l’autre côté sur le vide.

 

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.
L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.
L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.

L’édifice religieux consacré en 1428 présente des caractères byzantins et gothiques. Jolies fresques rappelant les miracles du Christ.

Je continue à grimper par des chemins pierreux, emprunte la porte de Monemvasia à double défense et continue vers le Palais, en travaux pour une durée indéterminée.

Toujours plus haut, une petite église, Agios Nikolaos, ouverte à tous vents, présente de jolies fresques aux tons pastel.

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Tout en haut de la ville haute, Sainte-Sophie (14e) est ornée de colonnes de marbre. Sa coupole est bien haute et les fresques bien jolies.

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Je ferai l’économie de la forteresse, qui exige encore une forte grimpette, car, d’après le Routard, hormis les remparts, il est vide et ne vaut que pour la vue (qui est en train de se gâter avec l’apparition de nuages …).

Mystras est vraiment un très beau site, dans la nature. Le parking est maintenant plein de voitures et de cars … fuyons !

La route de Sparte à Leonidion, côte est du Péloponèse, traverse des montagnes plutôt arides. L’arrivée à Kosmas, village perché, est un peu rock ‘n roll, mais la sortie l’est bien plus encore !

Ensuite, je me retrouve dans les nuages sur une route vertigineuse dans des montagnes dénudées. Ça se termine par un long cheminement dans une gorge profonde.

 

La Grèce continentale
La Grèce continentale

Leonidion est surplombé de superbes et hautes falaises de roche rose qui attirent de tous pays.

Etape au camping Selemi, de bonne réputation, au bord de la mer !

 

Vendredi 21 février

J’ai passé 3nuits et 2 jours dans l’agréable camping Selemi à écouter la pluie tomber et mettre laborieusement le blog à jour !

La route côtière qui va vers le nord est très viroleuse, à flanc de montagne et offre de très belles vues sur de petits villages accrochés au bord de l’eau, de charmantes plages.

Arrivée sur le port de Nafplio (Nauplie en français) d’où l’on admire immédiatement sur le petit îlot dans la baie un superbe fort vénitien qui garde la ville, déjà protégée par deux citadelles, chacune sur son promontoire.

 

Cette ville fut la première libérée de l’occupation turque en 1822 et devint quelques années capitale du nouvel état grec.

Nafplio a tout d’une cité vénitienne, petites rues bordées de maisons colorées aux balcons ouvragés. Je déambule dans les rues piétonnes fort jolies. Tout est fait pour le tourisme, mais en février c’est bien calme. Il fait plutôt froid !

La nuit, la citadelle et le petit fort sont illuminés.C’est très joli.

 

Quand je suis venue en Grèce pour la première fois il y a 50 ans, les hommes avaient tous en main ce petit chapelet et le faisait sauter et passer de doigt en doigt sans y penser comme un tic. J'ai vu encore certains grecs, même jeunes, triturer ce même objet, ah les traditions!Quand je suis venue en Grèce pour la première fois il y a 50 ans, les hommes avaient tous en main ce petit chapelet et le faisait sauter et passer de doigt en doigt sans y penser comme un tic. J'ai vu encore certains grecs, même jeunes, triturer ce même objet, ah les traditions!
Quand je suis venue en Grèce pour la première fois il y a 50 ans, les hommes avaient tous en main ce petit chapelet et le faisait sauter et passer de doigt en doigt sans y penser comme un tic. J'ai vu encore certains grecs, même jeunes, triturer ce même objet, ah les traditions!Quand je suis venue en Grèce pour la première fois il y a 50 ans, les hommes avaient tous en main ce petit chapelet et le faisait sauter et passer de doigt en doigt sans y penser comme un tic. J'ai vu encore certains grecs, même jeunes, triturer ce même objet, ah les traditions!
Quand je suis venue en Grèce pour la première fois il y a 50 ans, les hommes avaient tous en main ce petit chapelet et le faisait sauter et passer de doigt en doigt sans y penser comme un tic. J'ai vu encore certains grecs, même jeunes, triturer ce même objet, ah les traditions!Quand je suis venue en Grèce pour la première fois il y a 50 ans, les hommes avaient tous en main ce petit chapelet et le faisait sauter et passer de doigt en doigt sans y penser comme un tic. J'ai vu encore certains grecs, même jeunes, triturer ce même objet, ah les traditions!
Quand je suis venue en Grèce pour la première fois il y a 50 ans, les hommes avaient tous en main ce petit chapelet et le faisait sauter et passer de doigt en doigt sans y penser comme un tic. J'ai vu encore certains grecs, même jeunes, triturer ce même objet, ah les traditions!Quand je suis venue en Grèce pour la première fois il y a 50 ans, les hommes avaient tous en main ce petit chapelet et le faisait sauter et passer de doigt en doigt sans y penser comme un tic. J'ai vu encore certains grecs, même jeunes, triturer ce même objet, ah les traditions!

Quand je suis venue en Grèce pour la première fois il y a 50 ans, les hommes avaient tous en main ce petit chapelet et le faisait sauter et passer de doigt en doigt sans y penser comme un tic. J'ai vu encore certains grecs, même jeunes, triturer ce même objet, ah les traditions!

Samedi 22 février

Pas de pluie ce main, en revanche il ne fait que 2° !

A une trentaine de kilomètres se trouve le merveilleux théâtre d’Epidaure, le mieux conservé de tous les théâtres antiques (envahi qu’il fut par la végétation ce qui lui évita le pillage de pierres). Sa construction commença au 4e siècle avant J.-C. Et un deuxième acte, deux siècles plus tard, lui rajouta les 21 rangées supérieures, ce qui permet à 12.000 spectateurs de s’y installer (de nos jours il y a un festival en juillet et La Callas y brilla en son temps).

C’est merveilleux de le découvrir quasi seule.

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

A 300m du théâtre, se trouve le sanctuaire d’Asklépios, très vaste, mais très dévasté ! Esculape (ou Asklépios), fils d’Apollon, fut élevé par le centaure Chiron qui lui donna de grandes connaissances des plantes médicinales. Son sceptre, un bâton entrelacé d’un serpent, fût adopté par la médecine. Ses méthodes curatives étaient pour le moins surprenantes, mêlant sacrifices d’animaux,serpents, apparition du dieu ...

Il y avait plusieurs temples et un stade sur le site.

La Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Dans le petit musée, sont présentés des instruments de médecine, des statues, la plupart sans tête.

La Grèce continentaleLa Grèce continentaleLa Grèce continentale

Je continue vers l’est et me rends à Palea Epidavros où se trouve un tout petit théâtre et une jolie baie propice à un déjeuner avec vue !

 

Dimanche 23 février

J’ai passé la nuit, très froide, sur un « camper stop » impeccable tenu par un couple d’allemands qui vivent à Ligourio depuis 17 ans. C’est la première fois qu’ils subissent une si longue période de pluie et de froid ! Bon choix Catherine !

 

Retour à Nafplio pour monter au fort Palamède, (nom de l’inventeur d’une forme archaïque des échecs), qui domine Nauplie de façon spectaculaire du haut de ses 216m.

Réputée imprenable, cette citadelle tomba aux mains des turcs en 1715 (l’architecte La Salle aurait livré les plans). En 1822, les grecs s’en emparèrent à leur tour.

Construite de 1711 à 1714 par des vénitiens, ce fort comprend 8 gros bastions très bien conservés, une toute petite église. On se balade au gré des escaliers, rampes, terrasses, passages voûtés, jouissant de vues magnifiques sur la ville nouvelle, la cité vénitienne et son petit fort juché sur un îlot et le promontoire Akronauplie.

 

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

A quelques kilomètres de Nauplie, se trouve le site de Tirynthe. Une citadelle attribuée aux cyclopes, seuls capables d’assembler des pierres taillées pesant jusqu’à 10 tonnes !

Cet édifice militaire hors norme est dû aux mycéniens (environ 1600 – 1100 avant J.-C.), à l’âge de bronze.

Ces énormes blocs de pierre collés-serrés sont impressionnants et tiennent encore depuis 3500 ans.

Route vers Mykenes, où je vais dormir dans le village. Il y a eu un peu de soleil l’après-midi, miracle !

 

La Grèce continentaleLa Grèce continentaleLa Grèce continentale

Lundi 23 février

 

Le site de Mykenes (Mycènes) est vraiment extraordinaire. Lui aussi construit par les cyclopes, il fut le théâtre de bien des tragédies grecques : Atrée faisant servir à sa table des morceaux de ses neveux ; Oreste tuant sa mère, influencé par sa sœur Electre, pour venger Iphigénie, leur sœur, sacrifiée par son père Agamemnon, lui-même assassiné par Egisthe, amant de Clytemnestre sa mère !!!

 

Plus de 7 siècles séparent Mycènes de l’Acropole d’Athènes. Ici on inventa une forme d’écriture, la maîtrise de la métallurgie, etc. ...

Le site défensif de Mycènes a été endommagé, dès l’époque mycéenne par tremblements de terre, incendies.

La Grèce continentale
La Grèce continentale

Ca grimpe raide après avoir passé la superbe porte des lions. Les pierres sont énormes, le linteau invraisemblable surmonté d’un triangle de décharge (moins lourd que des pierres taillées) sculpté de lions (dont les têtes de bronze ont hélas disparues).

 

A l’intérieur : le cercle des tombes, le palais (détruit par un tremblement de terre en 1880 avant J.-C.!), la citerne enfouie à 18m de profondeur avec son escalier en encorbellement, des poternes …

Les vues sur le paysage de montagnes sont grandioses.

La Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

En redescendant, on découvre la tombe des lions qui a perdu sa voûte qui culminait à 15m. Superbe.

 

La Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Le musée est très bien agencé et présente en 3 salles quelques 2500 pièces dont de surprenantes petites statuettes de personnages les bras en l’air. On évoque l’écriture originale de Mycènes composée de 87 signes. Des offrandes aux défunts de toutes sortes y sont exposées.

Très intéressant !

La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Un peu plus bas, se trouve le trèsor d’Atrée, chef d’oeuvre architectural, tombeau royal magnifiquement conservé, datant environ de 1300 avant J.-C., mais trouvé pillé.

L’entrée est monumentale avec ses deux murs constitués de pierres gigantesques, son linteau monolithe de 120 tonnes (j’ai estimé une longueur de 7 mètres en arc de cercle). La salle intérieure en forme de ruche mesure 14,50m de diamètre et 13,20 de haut. Elle stupéfie par sa construction et ses proportions, 33 rangées de pierres taillées superposées, formant des cercles concentriques qui se rétrécissent jusqu’à la clef de voûte. Impressionnant !

 

La Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentaleLa Grèce continentale

A une quinzaine de kilomètres, se trouve un autre site, bien plus modeste : Néméa : temple de Zeus et stade. Les Néméades, jeux organisés en alternance avec ceux de Delphes et d’Olympie étaient renommés mais furent détrônés par ceux d’Argos, une cité voisine.

Quelques colonnes du temple de Zeus ont été relevées.

Le musée est intéressant : restaurations et excavations, et l’étonnante aventure de bijoux mycéniens mis aux enchères aux USA et que l’état grec réussit, non sans mal, à récupérer. Faisant jurisprudence !

 

Je rejoins le village du site de l’ancienne Corinthe pour y passer la nuit.

 

 

Mardi 24 février

Beau temps ce matin ! Le site d’Archea Korinthos (ancienne Corinthe) est fermé le mardi pendant l’hiver ...c’est bien ma chance ! Qu’à cela ne tienne, je grimpe jusqu’à Arkrokorinthos, une citadelle perchée à 575m qui déploie ses plus de 3 kilomètres de remparts au sommet. Sa construction remonte loin et s’est poursuivie dans tout le Moyen Age, passant successivement sous le contrôle des différents empires, souverains et despotes. Mis à part les remparts, il n’y a plus grand-chose à l’intérieur qui comptait jusqu’à 1500 habitants.

Les sentiers sont bien raides et les pierres assez glissantes … Les vues sur le golfe de Corinthe et la campagne environnante sont magnifiques, bien qu’une brume persiste.

 

La Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Ensuite, je décide d’aller voir le canal de Corinthe, creusé au 19e siècle (18 siècles après la décision de Néron de le faire avec quelques 6000 esclaves juifs, la mort du tyran arrêta le travail).

Le canal s’étire sur 6 km mais n’est large que de 24,6m ce qui réduit considérablement le nombre de bateaux qui peuvent l’emprunter. La colline semble avoir été taillée au rasoir sur une hauteur de 80m.

La Grèce continentaleLa Grèce continentaleLa Grèce continentale

Un peu de farniente et de papotage avec des voyageurs sur un joli spot au bord de l’eau est parfait pour finir cette journée ensoleillée.

 

Mercredi 26 février

Beau soleil ce matin, ça fait chaud au coeur !

En fin de matinée, petit tour dans un « mall » avec Decathlon et Supermarché très luxe ,

puis visite de l’ancienne Corinthe.

Le site se trouve dans le village même et en terrain plat, ce qui est peu fréquent !

A part les colonnes du Temple d’Apollon, c’est essentiellement un champs de ruine.Fort heureusement, un plan reconstitue l’ensemble de ce site, avec un théâtre en plein air, un odéon, des « centres commerciaux », plusieurs temples et des fontaines.

L’une d’elles, la fontaine Pirène, est très joliment conservée. Des reconstitutions la montrent à l’époque grecque antique, beauté et harmonie et à l’époque romaine, grandiose et pompeuse.

Une belle allée de pierres donne une idée de l’importance du site.

La Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale
La Grèce continentaleLa Grèce continentale

Le musée conserve de belles statues de l’époque antique, la déesse de la tragédie et Nikké. Deux magnifiques « kouroi »au port altier (statues de jeunes hommes) ont été retrouvées allongés sur une sépulture pour glorifier les jeunes défunts.

La Grèce continentale
La Grèce continentale
La Grèce continentale
La Grèce continentale

Une salle consacrée à l’époque romaine, présente des bustes de César et d’un Néron plutôt farceur (?).

 

Je vais me poser sur une aire pour camping-cars impeccable aux pieds d’ l’Akrocorinthe au milieu des oliviers et des vignes.

 

Le lendemain, je réserve le ferry pour aller en Crête ! Cela fait déjà une semaine que je pense à aller y trouver un peu de chaleur et des nuits aux températures positives.

Mon souhait est de visiter le nord de la Grèce, mais il y fait encore bien froid, et ne parlons pas de la Bulgarie où il gèle joyeusement !! Deux semaines de balade crétoise, m’emmèneront mi-mars où j’espère que le printemps aura fait son entrée !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Quel bonheur de retrouver les photos et les histoires de tes voyages!
Répondre