ATHENES
Mardi 18mars
La première parte de la nuit a été agitée ! C’est sans doute pour cela que nous arrivons au Pyrée avec une bonne heure de retard, mais avec un joli lever de soleil !
A 7h30, je quitte le port pour une heure et demi de traversée d’Athènes par des avenues (sauf un goulot d’étranglement) et un million de feux rouges pour atteindre un parking gardé (recommandé sur Park4night) tout à côté du métro et qui ne coûte que 6€ les 24h.
Je suis en train de lire un roman policier grec de Petros Markaris dans lequel le commissaire parle sans cesse et se plaint de la circulation et des blocages pour manifestations qui le retardent dans ses enquêtes ! A son instar, j’expérimente les encombrements athéniens !
Je prends le super métro tout neuf et tout propre d’Athènes, après un changement à Syntagma, voilà la station « Akropolis » ! Un billet combiné pour 5 sites valable 5 jours me semble adapté.
Je ne suis pas la seule à grimper vers l’Acropole, il y a des dizaines de groupes de jeunes (principalement grecs et italiens) qui font la même chose !
On passe devant le théâtre de Dionysos et celui, magnifique, d’Hérode Atticus (utilisé pour le festival d’Athènes).
Les vues sur la ville sont magnifiques, à l’ouest jusqu’à la mer, à l’est, l’Agora et les collines.
Dédié à Athéna, l’Acropole fut largement détruit par les Perses en 480 avant JC. Toutes les cités grecques s’unirent dans « l’alliance » contre les Perses et la ville connut un rayonnement sans précédent. Les temples furent reconstruits pendant 40 ans sous la supervision de Phidias, grand sculpteur. Ce sont les vestiges que nous voyons maintenant. A l’époque, ils étaient tous peints.
En 86 avant J.-C., les romains envahissent la Grèce mais ne touchent pas à l’Acropole. Les chrétiens de Byzance transforment le Parthénon en église et emportent (où?) la statue d’Athéna, haute de 10 mètres, recouverte d’ivoire et d’or.
Les turcs font de l’Acropole une forteresse avec mosquée et harem. Et enfin, les anglais pillent les plus belles pièces du Parthénon (notamment la frise) pour les mettre au British Museum !
On traverse les Propylées, escalier et zone d’accueil, à colonnes doriques et ioniques.
Le temple d’Athéna Niké est très gracieux.
Le Parthénon, qui a la forme d’un temple sans en être un, gardait le trésor et la fameuse statue d’Athéna.
Le lieu sacré est l’Erectheion, avec ses belles caryatides. Nous en voyons les copies, les 5 originales sont conservées, hors pollution, au musée de l’Acropole et la sixième … au British Museum !
Je vais ensuite à l’Agora qui fut le centre de la vie publique d’Athènes. Le temple d’Hephaistos est très bien conservé, avec des frises racontant les exploits de Thésée et celles d’Héracles sur la façade.
C’est très joli et beaucoup plus calme !
Le polar que je lis s’ouvre sur le cimetière de Keramikos où l’on découvre un cadavre. Je n’en verrai pas, mais un très beau musée renfermant des statues funéraires et le site antique d’ultime repos des « personnalités » de l’époque.
Après un déjeuner pris dans un resto du quartier des puces, je fais un petit tour dans le peu qui reste de la bibliothèque d’Hadrien : un mur ! J’ai une tendresse particulière pour cet empereur romain depuis que j’ai lu Marguerite Yourcenar .
Après une longue marche vers la place d’Omnia, j’atteins le musée archéologique où il y a beaucoup de monde. On y trouve plein de merveilles venues des sites que j’ai visités, Mycène, Olympie, Epidaure … Je fais un grand festin de sculptures, notamment celle en bronze d’un cheval monté par un jeune garçon. L’énergie du cheval et la détermination de l’enfant sont saisissantes !
Je suis bien fatiguée par cette journée bien remplie au réveil très matinal. Retour à Omnia et métro jusqu’au parking. Le beau temps du matin s’est gâté, il pleut et il fait frisquet.
Mercredi 19 mars
Nuit plutôt fraîche mais bien calme pour un parking de capitale. Soleil mais vent très froid. Je discute un peu de la situation sociale en Grèce avec le très sympathique gardien du parking.
Métro jusqu’à la place de Syntagma (on prononce Sindarma) avec un petit tour dans le site du Lykeion, lycée où Aristote enseignait. C’est un espace avec peu de vestiges entre les immeubles cossus de ce quartier d’ambassades.
Le bâtiment très moderne de la Pinacothèque est fermé. Si je lisais mieux le guide, j’aurais su que le mercredi elle n’ouvre qu’à midi !
Je file directement au deuxième but : la Fondation Goulandris. Ce couple, amateur d’art, a rassemblé une splendide collection de peinture et de sculpture européenne. Un magnifique Le Gréco, 3 Van Gogh, Picasso, Gauguin, De Chirico, Camille Claudel, (Cezanne, Soulage, César, Degas, Léger, Giacometi etc. … ) même Hundertwasser! Tout est très bien exposé.
Je découvre la peinture grecque avec Yanis Tsarouchis et son séduisant matelot, Takis, créateur du magnétisme … un vrai régal !
L’exposition temporaire est consacrée à un jeune peintre gréco-étasunien, Nicholas Kontaxis « Catch me ». Intéressant.
Je mange un délicieux risoto dans le resto de cette superbe galerie très bien agencée.
Mon téléphone annonce « aucun service » ce qui est aussi surprenant, qu’inquiétant.
Je traverse le Jardin National assez vaste pour rejoindre la place Syntagma et me rendre dans un magasin de type Fnac où le réparateur Apple me dit que mon téléphone va bien mais que le problème est l’opérateur … Grâce à la connection du magasin, je peux joindre Orange par texto et me faire dépanner… ouf !
Je prends le métro pour une station (mais elles sont très éloignées les unes des autres) pour retourner à la Pinacothèque dont les salles sont consacrés aux peintres grecs depuis le XIXème siècle.
Une petite salle accueille la peinture européenne avec 3 Le Greco, dont le concert des Anges, une grande toile. Il y a aussi Piet Mondrian à ses débuts !
C’est très vaste et on s’y perd un peu. La boutique n’a aucune carte postale !
Re-metro pour rentrer at home. Je n’ai pas vu le musée de l’Acropole, ce qui est fort regrettable car je pars de main matin. Enfin, j'ai maintenant l'impression de connaître un peu Athènes ce que mes deux premières visites, bien lointaines, ne m'avaient pas permis.