ZAGORA : LES TRAVAUX
Lundi 26 janvier
A 10h, je suis devant le local de Sharif. Il n’y est pas !
Les jeunes commencent à travailler à 10h20.
Il me faut payer son deuxième acompte de 3000 mad. Les 3 distributeurs sont en panne ! En fin de balade, je peux tirer à la banque Populaire.
Visite à l’auberge « Prends ton temps » pour éventuellement y louer une chambre. Elles sont basses de plafond, sombres, sans sanitaire privé pour 200 mad ! Je préfère le camping ( la moitié du prix sans ristourne avec douche, wc, fenêtre, terrasse et le camping pour la lessive et papoter!).
Mon guide du premier jour m’offre un thé dans son magasin.
Je fais plus de 10 km. A mon retour, le fourgon a migré sur le trottoir d’en face, c’est mieux.
Tout a été retiré, phares, essuie-glace, calandre etc. … sauf les rétroviseurs.
J’inaugure mon plat à tajine !
Les soirées sont très bruyantes dans cette rue jusqu’après minuit.
Mardi 27 janvier
Grandes balades, lecture, mise à jour du blog, papotage avec des voyageurs au coin de la rue qui font faire des travaux dans un garage.
Le café littéraire est un lieu charmant où je prends un café dans le patio et papote avec un monsieur cultivé et charmant. Super adresse !
Soiré très bruyante : jusqu’à 1h du matin des hommes font des travaux boum-boum à la boucherie juste derrière le fourgon, tandis qu’un groupe de 5/6 hommes discutent devant, l’un deux appuyé contre le capot, pendant des heures !Conférence de rue, palabre, sermon, un gourou et ses adeptes ? Je vais me coucher à minuit, ils sont toujours là !
Mercredi 28 janvier
Je montre à Sharif une photo de Sprinter Grand Canyon de la couleur que je souhaite.
Balade au souk (8 km aller et retour), beaucoup mopins animé que celui du dimanche.
J’ai l’impression que les employés de Sharif (gentils au demeurant) n’arrêtent pas de parler, des heures durant.
D’autres jeunes viennent squatter le trottoir et ajoutent leur grain de sel. On basse 15 mn, on palabre 30 mn et ainsi se passent les journées… c’est épuisant … pour moi ! Mais c’est leur façon de faire et puis il faut faire sécher le mastic !
J’ai envie de m’asseoir dans le patio du café littéraire, mais c’est encore fermé à 1730.
Soirée plus calme que la veille, je dors comme un loir !
Jeudi 29 janvier
Café et déjeuner au Café Littéraire (délicieuse omelette berbère) où je retrouve Hassan. On papote, exil, migrations, philosophie de la vie …
De retour au fourgon, Sharif me montre des échantillons de peinture Mipa. J’en choisis une : bleu clair avec une touche de gris.
Fin d’après-midi au café littéraire, j’y retrouve Hassan en compagnie d’un de ses amis enseignant à Casa.
Tard le soir, le groupe des bavards revient squatter l’arrière du fourgon, les enveloppes des graines qu’ils mangent jonchent le sol …
Vendredi 30 janvier
Journée très chaude.
La port latérale va être démontée.2 jeunes retirent l’habillage intérieur et l’isolation. L’un découpe et soude une plaque de tôle bien solide par l’extérieur et la liment pour faire une surface bien lisse. A coup de marteau (!), ils lui donnent le bon angle. Enduit de mastic fibre gris, de produit vert, de peinture rouge … séchages et ponçages … ils s’affairent toute la journée. A 19h15, la porte est remontée pour la nuit sans son habillage, because peinture ! Une grande partie du fourgon a été passée au polish.
Je déménage sur le trottoir d’en face, côté garage, moins fréquenté !
Samedi 31 janvier
Nuit calme !
Changement de trottoir. Polish sur l’intérieur du capot, des portes, des marchepieds. Comme je veux une autre couleur, tout va devoir être repeint.
Petite incursion au café littéraire où je retrouve bien,sût Hassan, qui ne semble pas progresser beaucoup dans son livre de Fred Vargas. On parle enseignement !
Le soir, je dis à Sharif que pendant la peinture du fourgon à l’intérieur, je peux prendre une « chambre en ville » (ou plus exactement au camping ). On convient (?) de deux nuits, lundi et mardi. A ver …
Dimanche 1er février
Des gens sont encore restés plantés pendant longtemps de part et d’autre du fourgon (un derrière, deux autres devant). Quelle purge !
Ce matin, jour chômé en principe, les deux plus jeunes employés arrivent, je peux faire les « services ». Ils vont aider Sharif sur un fourgon allemand. Visite au camping « Les jardins de Zagora » où on loue également des chambres, une « luxe » pour 40€, une petite sans sanitaire pour 20€. Beaucoup trop cher !
Au camping Sindibad, je confirme mon désir d’occuper la petite chambre 2 nuits.
Escale habituelle au café littéraire, quelques petites courses, déjeuner, lecture.
Il fait chaud.
J’ai donné ma polaire au pressing voisin.
Une semaine est passée dans cette rue…
Lundi 2 février
Nuit calme. Ciel voilé et vent qui va se renforcer tout au long de la journée et souffler en rafales. On mange de la poussière !
Le travail reprend sur les points encore à traiter, le ponçage, le polish …
Je prends la clé de la chambre au camping, bois un café à l’adresse habituelle.
Quand je reviens, le fourgon n’est plus à sa place. Il est allé se faire laver !
Le soir, il rentre dans le garage. Sharif m’emmène au camping avec mes bagages. Je dîne dans un resto près de la grande mosquée.
Nuit hyper calme ! Dans mon duvet, je me sens un peu chez moi !
Mardi 3 février
Beau temps clair le matin, mais le vent se lève et le ciel se voile dans la journée.
Lessive et étendage. Café et visite à mon cher fourgon dont toutes les ouvertures et endroits sans peinture sont calfeutrés !
Sharif me montre un peu de la peinture bleu/gris dans un bouchon. Il faut d’abord apposer 2 couches d’apprêt. Le bleu n’apparaîtra que … demain ?
Déjeuner au café littéraire. Balade.
Tout près du camping, une petite fille donne un coup de bâton sur mon sac à dos ! Damned ! C’est bien la première agression que je subis et de la part d’une petite donzelle à l’air charmant.
Travail sur le blog. La température fraîchit.
A la nuit tombante, je vais voir Hamilcar.
OH : Surprise ! Il est tout bleu ! La peinture est juste terminée, il est encore tour encapuchonné. Beau travail ! Ce sera encore beaucoup mieux demain matin à la lumière du jour.
Je suis si contente : Il faut fêter ça ! Ce sera avec un mojito – sans alcool, hélas – au restaurant Marwa avec une soupe marocaine et un flan caramel !
Deuxième nuit dans cette chambre sinistre, où, trop excitée, j’ai bien du mal à dormir.
Mercredi 4 février
« Brakfast » (sic) près de la mosquée.
Hamilcar est sorti du garage et a retrouvé ses feux arrière.
Dans la journée, les jantes, pare-chocs, poignées, rétros, marche-pied sont peints en noir.
Sera-ce terminé ce soir ? Si non, je dormirai « chez moi » dans la rue !
Déjeuner au Marwa (bonne adresse) d’une tajine légumes et pruneaux.
L’habillage des portes se passe bien, dernières finitions. Le store donne un peu de mal aux jeunes … le verrouillage centralisé ne fonctionne pas (porte latérale qui fait des carabistouilles), le dossier de mon siège ne se bloque plus … la nuit est tombée
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Aziz, le patron du garage Iriki (chez qui j’ai rencontrée Sharif et avec qui j’ai discuté le prix du travail) est apparu dans l’après-midi (inspecteur des travaux finis …). C’est chez lui que doivent se régler les comptes. A 20h, Sharif sur sa mobylette et moi fièrement dans mon fourgon, nous rendons au garage Iriki où on doit sacrifier à la cérémonie du thé !
Vers 21h, j’arrive au camping Sindibad, où j’ai le droit, par protection, de passer la nuit dans un petit coin ! Le patron dégage la place pour accueillir un graoupe de 20 camping-cars le lendemain !
Ces onze jours à Zagora, dont neuf de travail effectif, ont été bien profitables puisque j’ai un fourgon qui a l’air tout neuf ! Je pense que le boulot a été bien fait (cent fois mieux qu’à Tafraoute il y a neuf ans). Je suis bien contente de cette manœuvre ! Prête pour continuer le voyage !