L'Irlande
De Rosslare au Giant's Causeway
Mardi 15 juillet 2025
Nous sommes montés à bord du Britanny Ferries « Cotentin » avec un départ prévu à 20h30. A ce moment-là, on nous annonce un départ retardé de 3 heures. En fait, on ne partira que le lendemain matin à 11 heures pour arriver jeudi matin à Rosslare à 6 heures.
On passe donc deux nuits à bord, au lieu d’une. Le temps est plutôt doux et l’on peut rester dehors sur l’un des ponts à regarder la mer grise. Une visite de la passerelle où veille l’homme de quart et ses collègues, plaît beaucoup à Tristan !
Jeudi 17 juillet
A 6 heures, comme prévu, on débarque à Rosselare. Le brouillard règne quand on prend la route jusqu’à Wexford, vers le nord, pour un petit déjeuner tout à côté de l’unique voie de chemin de fer et le long de la mer.
Par la N11, route importante, on gagne Arklow où l’on fait des courses et une petite balade en ville. A l’office de tourisme, l’employé tente de récupérer un petit oiseau avec un filet à papillon pour le remettre dehors !
Tristan achète une apple pie pour fêter dignement mon anniversaire !
Petite route viroleuse dans les bois jusqu’à Glengalough (un concentré d’Irlande, dixit le Michelin) Le site monastique, bâti sur l’ermitage de Saint Kevin comporte une haute tour couronnée d’un toit pointu, les ruines de la cathédrale et une petite église. Le lieu est devenu un cimetière paysager au fil du temps. L’endroit est superbe bordé de montagnes. Il y a beaucoup de monde et le soleil fait de timides apparitions.
Après le déjeuner, on va se balader dans une belle forêt aux essences variées qui longe un premier lac, puis l’upper lake coincé entre deux montagnes à son bout. Grimpette jusqu’à une petite cascade et retour au parking.
Ensuite on va monter dans les montagnes du massif de Wicklow par une route étroite, les arbres disparaissent, c’est le domaine de la lande et des moutons. Bivouac sur un parking avec une vue magnifique. Le sentier de randonnée « St Kevin trail » passe par là et si on continue, on arrive à Hollywood ! Le soleil ne se montre que pour se coucher !
Vendredi 18 juillet
La nuit fut fort calme, sans vent. La matinée est contrastée : pluie légère, quelques averses, éclaircies …
A 11h, après la grasse matinée de Tristan, on monte par une route traversant une zone protégée pendant 3 Km. Les vues sont splendides de tous côtés. Le haut de la montagne est occupé par un lac qu’on penserait de cratère, tout rond comme un réservoir surplombant le chemin. On rencontre surtout des moutons. Tristan part à l’assaut des champs de tourbe .
A la descente on croise quelques personnes.
On continue notre route, retour vers Glendalough et on tourne à gauche pour prendre la Military road, fort étroite et pleine de bosses, qui traverse des montagnes couvertes de bruyère et de rien d’autre. Déjeuner sur un petit parking et on continue vers Sally Gap. Notre but est de visiter les jardins du château de Powerscourt à Enniskery. Au croisement de Sally Gap, on emprunte une « scenic road », très, très étroite et viroleuse. On peine à trouver le domaine et quand on l’atteint, enfin, on ne trouve aucun parking (peut-être fallait-il oser entrer dans la propriété par la porte en fer doré?). On renonce et reprend la même petite route panoramique pour s’arrêter sur un petit parking surplombant la route avec une vue magnifique sur un lac, le « Lough Tay ». Hélas, les averses se succèdent et le lac disparaît…
Finalement, on retourne au parking de la veille qui me plaisait beaucoup plus.
Samedi 19 juillet
Route vers Dublin, à travers des vallées aux routes étroites, puis par l’autoroute. La traversée de la ville se passe bien, c’est très calme et provincial, bandes de maisons en brique, rond-points et feux. Les conducteurs sont très tranquilles et fort sympathiques. On se gare près du port, dans Cambridge road, une longue rue tranquille et on marche jusqu’au Trinity College. On a aperçu le stade de foot et rugby, AVIVA, d’une belle architecture.
On commence à voir beaucoup de monde. On traverse le campus de cette célèbre université très ancienne. Je ne trouve ça pas très beau en fait.
Ensuite, on essaie de trouver Grafton street, une rue célèbre où la foule est dense. Boutiques, boutiques, boutiques … Pubs fleuris. On déjeune d’un fish and chips dans le pub Bruxelles dans une petite rue perpendiculaire à Grafton street. Ensuite, direction le vieux Dublin et le Temple bar. C’est devenu une institution qui occupe tout un pâté de maisons. C’est très fleuri et blindé de monde.
On continue notre balade sur les rives de la rivière Liftey.
La météo prévoyait de la pluie, en fait il sec et plutôt chaud.
Il y a un beau navire en bois à côté d’un immeuble rond en verre qui vacille !
Un très beau pont blanc enjambe la rivière. On rentre au fourgon. Tristan étant contre toute visite de musée, de site, on s’est contenté de découvrir un petit bout de la ville à pied. De plus, on a tous les deux plus envie de campagne, mer et montagne.
Dimanche 20 juillet
Après une nuit fort calme, on quitte Dublin en traversant le beau pont blanc (que je commence à emprunter par une mauvaise voie ! Marche arrière toute ! Personne ne klaxonne, ni ne proteste ! Sympathiques irlandais, merci!). Direction Malahide, qui se trouve le long de l’estuaire de la Liftey pour les services du fourgon.
Tristan veut aller à Drogheda dont il connaît le nom grâce à un jeu de foot ! On y fait les courses, la lessive et on déjeune entre le lavage et le séchage sur le parking d’un grand supermarché, Tesco Extra.
Place au tourisme, on prend la route de la rivière Boyne vers Newgrange pour se prendre sur le lieu de la célèbre bataille qui opposa en 1690 les troupes de Jacques Stuart (soutenues par les français de Louis XV) aux soldats de Guillaume d’Orange (soutenue par les allemands et les hollandais). Victoire de ces derniers.
Sur le lieu de cette terrible défaite, se dresse Oldbridge estate, un manoir sans charme au milieu d’un parc très agréable. On parcourt les beaux jardins par un temps sec et assez chaud.
Ensuite, quelques kilomètres plus loin, on s’arrête au visitor center de Newgrange, site mégalithique datant de 5000 ans, énorme tombe à galerie.
Il s’agit d’un dolmen à couloir recouvert d’un cairn de pierre (granit recouvert de quartz) de 100 m de diamètre. Il est trop tard pour les visites, la navette qui conduit au monument au sommet d’une colline, s’est déjà arrêtée. On peut observer ce monument au télescope.
Le travail que ce tombeau a nécessité peut se comparer à celui requis pour la construction d’une pyramide, à une époque où on ne connaissait ni la roue, ni le fer).
On quitte Newgrange pour traverser la Boyne et nous rendre à Slane (château néogothique, prisé des stars, paraît-il). Le oarking au bord de la rivière ne nous inspire guère pour y passer la nuit, alors on continue vers Clogerhead dans le petit port de bord de, à l’abri des murs. Les b eaux partent tard dans la soirée. Il pleut toute la nuit.
Lundi 21 juillet
Il continuera à pleuvoir toute la matinée. On voit des phoques assez loin avant de quitter le port.
Route vers l’Ulster et Belfast par l’autoroute jusqu’à Dundalk, puis par la charmante route côtière jusqu’à Greenore pour traverser le Carlingford Lough. en Uslter. J’ai proposé de monter passeports et ETA (visa pour le Royaume Uni) à la dame qui donne les tickets, mais elle n’en a pas voulu !
On contourne les Mourne mountains (presque invisibles dans les nuages) par une adorable route côtière (Mourne coastal road) étroite et viroleuse à souhait ! On traverse ainsi Newcastle, Clough et arrêt à Ardglass où la pluie s’arrête comme par enchantement ! Déjeuner avec vue sur le port de plaisance, à nos pieds et le port de pêche, un peu plus loin. Balade dans le village et le port de pêche, au cours de laquelle on voit des phoques de près. Halte très sympa. On continue jusqu’à Strangford, nouveau bac et on longe le Strangford Lough qui s’étire à gauche de la mer, sur une vingtaine de kilomètres. Il subit la marée et présente de larges bandes marécageuses.
On continue jusqu’à Strangford, nouveau bac et on longe le Strangford Lough qui s’étire à gauche de la mer, sur une vingtaine de kilomètres. Il subit la marée et présente de larges bandes marécageuses.
Par Newtownards, on parvient à Belfast. Beaucoup de quartiers tranquilles aux maisons basses en brique pendant des kilomètres, avant d’arriver à la ville moderne et son port. Sans s’arrêter pour visiter la ville, on se rend dans un grand parc qui longe l’estuaire, Belfast Lough, et offre de belles vues, des toilettes, de l’eau potable et ferme à 23 heures. Un gardien nous conseille de passer la nuit au fond (vue sur le port au loin) pour une soirée plus tranquille. L’autoroute ne passe pas loin derrière les arbres, mais rien de très dérangeant.
Mardi 22 juillet
Après services, courses et déjeuner raté pour Tristan dans un Mc Do, on continue la Causeway Coastal Road par Larne, Glenarm (charmante bourgade), Cushendall et ensuite à travers la montagne plutôt nue après la forêt de Ballycastle. C’est vraiment un parcours superbe, la route est belle, il ne pleut pas et les vues sur la côte déchiquetées sont magnifiques.
On passe à côté du site « Giant’s causeway » mais sans s’arrêter, ce sera pour demain. On pousse jusqu’à Bushmills pour passer la nuit sur un petit parking qui longe la rivière Bush au bord de laquelle des pêcheurs inlassables traquent le saumon, leur grande épuisette dans le dos !
Mercredi 23 juillet
Après une nuit fort tranquille, on se met en route pour rejoindre à pied Giant’s causeway en empruntant, à la sortie du village, un chemin qui longe la voie du tramway. On découvre une très longue et très belle plage de sable, mais baignade interdite en raison de forts courants, dommage !
Le Visitor Center, tout noir, se dresse sur un promontoire. On prend le « red trail » pour aller, par le haut des falaises jusqu’au site . Après une descente vertigineuse par un escalier de pierre, c’est la foule !
La plupart des gens arrivent par le visitor center (payant) et par le car qui descend aux pieds du site.
On est globalement assez déçus par cet endroit dit extraordinaire. C’est vrai que cette accumulation de dalles rondes datant de 60 millions d’années (résultat de l’érection colonnes basaltiques après éruption volcanique) ne se voit pas couramment, mais la foule qui s’y presse lui enlève de son attrait.
On grimpe néanmoins sur les marches comme tout un chacun !
Au loin, on aperçoit des dauphins qui sautent et plongent.
Une éclaircies, aussi soudaine que brève, donne une belle couleur à ce paysage sombre.
De Londonderry à Ennis
Jeudi 24 juillet
Nous quittons Bushmills pour nous arrêter quelques kilomètres plus loin afin de jeter un œil sur le Dunluce Castle, une belle ruine, fièrement plantée sur un promontoire dominant la mer. La visite ne nous semble pas valoir la peine et les 16 livres des entrées, alors on continue la route.
Services faits dans la ville de Portrush et l’on fait le détour de la rivière Bann comme il n’y a pas de pont pour rejoindre la Coastal road. En fait, cela ne vaut pas la peine, car on n’aperçoit la mer qu’une seule fois sur quelques mètres …
Route vers Londonderry, la deuxième ville de l’Ulster où l’on se gare sur un petit parking près de terrains où a lieu un tournoi de foot pour enfants. C’est tout près à pied du centre ville.
Après déjeuner et mise à jour du blog (enfin!) on va se promener.
Après une place très bien agencée, Ebrington square, mêlant vieux bâtiments et édifices modernes, on traverse une superbe passerelle qui ondule au-dessus de la rivière Foyle, Peace bridge.
De l’autre côté de la rivière, on se balade dans la ville intra-muros, où l’on découvre quelques beaux bâtiments, des cours surprenantes, les remparts, et de belles fresques murales. C’est bien agréable et il fait beau !
On reprend le Peace bridge pour revenir au fourgon où tous les footballers en herbe sont partis.
On traverse Londonderry à l’heure de pointe et rentrons en Irlande !
Plus de miles, mais des kilomètres, plus de livres, mais des euros !
Route vers Buncrana où l’on trouve un bivouac ravissant, devant l’eau du Lough Swilly. Au fond, un très vieux pont.
Vendredi 25juillet
Avant de quitter Bruncrana, petite balade dans le swan park. On franchit le vieux pont et on suit un sentier charmant le long de la rivière Swilly.
Pour la troisième fois, on franchit un lough avec un bac. La traversée dure 30 mn et on débarque de l’autre ôté du Swilly Lough, à Rathmullan.
Par d’étroites routes viroleuses, on atteint le bout de la terre à Fanad End et son joli phare. Déjeuner sur un bout de parking avec vue.
On continue vers l’ouest en traversant Mulray Bay par un pont et ensuite Sheep Haven. J’aperçois depuis la route un petit port, Portnablagh, on s’y arrête sur la digue et on profite de la vie balnéaire irlandaise. Des baigneurs dans leur combinaison plongent. D’autres se laissent tirer par des jet skis. Il y a deux petits saunas sur la jetée, en forme de tonneaux, ils sont gratuits ! Cela doit faire du bien après l’eau … très fraîche ! Pendant que Tristan fait ses exercices physiques, je me balade sur la plage, les pieds dans l’eau.
La marée a un fort coefficient et envahit peu à peu la cale où nous sommes garés. Force est de déménager ! Le village suivant, Dunfanaghy, est très animé. On passe la nuit sur un parking banal.
Samedi 26 juillet
Le but de la journée est le Glenveagh National Park. ce sont des montagnes couvertes de landes et de tourbières, dominée par le mont Erigal, cône parfait, dont le sommet restera, hélas, dans les nuages.
Le visitor center du parc est accueillant. On prend un petit bus électrique pour nous rendre au Glenveagh castle. C’est la folie néo gothique d’un riche propriétaire, John Adair, contruit en 1873. On n’a pas trop envie de visiter l’intérieur, mais on se régale dans les jardins dont l’opulence et la variété contrastent avec la sauvagerie du paysage.
Le visitor center du parc est accueillant. On prend un petit bus électrique pour nous rendre au Glenveagh castle. C’est la folie néo gothique d’un riche propriétaire, John Adair, contruit en 1873. On n’a pas trop envie de visiter l’intérieur, mais on se régale dans les jardins dont l’opulence et la variété contrastent avec la sauvagerie du paysage.
Retour au parking à pied. On longe le lac Glean Bheatha, cerné de montagnes. Le soleil voudrait bien se montrer, mais n’y réussit pas vraiment.
On continue notre route par le « Wild Atlantic Way », qui serpente sur la côte ouest de l’Irlande.
Un peu au nord de Donegal,on rejoint notre lieu de bivouac (Kildar) bien venté sur une pointe aux rochers battus par les vagues. La balade sur la falaise est bien jolie.
Dimanche 27 juillet
Des trombes d’eau se sont abattues cette nuit ! Ce matin, sous une pluie plus modeste, on refait la route très étroite à l’envers et on arrive à Donegal.
Tout le comté est pavoisé : des drapeaux devant chaque maison, des guirlandes de fanions jaunes et verts, des voitures ont été repeintes aux couleurs du Donegal et exposées au bord de la route ! Toute cette ferveur populaire est en l’honneur de la finale qui opposera le Donegal au Kerry lors de la finale de football gaélique aujourd’hui, dimanche, à 15h. Il vaudrait mieux avoir quitté le comté avant la fin du match, s’ils gagnent, ce sera la folie, s’ils perdent, ils noieront leur chagrin dans l’alcool !
On suit vers le sud, le Wild Atlantic way et on s’arrête pour déjeuner sur le parking d’une église et d’un cimetière. Il y a une belle sculpture en l’honneur de Keats … croyant avoir affaire à John Keats, je m’empresse d’aller photographier la tombe de ce célèbre poète !
En fait, il s’agit d’une autre barde, W. B. Yeats, poète également et homme politique du XXème siècle...
Après Sligo et Ballina, on se dirige vers Achill Island reliée par une digue au continent. Pour y parvenir, on croise 14 km d’embouteillage en provenance de l’île. Il s’y déroule un festival de chants et danses celtiques.
Nous parvenons sans encombre à la plage de Keel, prisée des surfers. Des dizaines de cerf-volants aux formes inattendues ondulent dans le vent solidement attachés aux véhicules !
Bivouac derrière la dune, bien à l’abri.
Lundi 28 juillet
Après une promenade sur la plage, pas encore animée par les surfers, on quitte Achill Island en prenant une toute petite route à droite qui fait le tour de la Péninsule de Corraun. Tout le côté sud est assez lunaire, constitué de pierres claires, plus de végétation. On retrouve la Wold Atlantic road que l’on suit jusqu’à Wesport. Cette ville me paraît fort riante et après quelques courses, on se balade en ville où l’animation règne. Déjeuner dans un petit resto basique.
Toujours plus au sud, on arrive dans le Connemara et ses innombrables lacs. Les routes sont bordées de fleurs : des lianes mauves, des clochettes orange, des sphères blanches, c’est très joli. Dans mon souvenir, il y avait partout des haies de fushia, j’en vois bien parfois mais pas autant que dans mon souvenir.
La brume noie le paysage et quand le soleil tente de percer, la lumière est très étrange. La route nous secoue à qui mieux mieux.
En fin d’après-midi, on s’arrête sur le parking d’un cimetière qui surplombe un lac … c’est d’un calme !
Mardi 29 juillet
Ce matin, un rayon de soleil embellit notre paysage !
Route vers Clifden, où je ne parviens pas à trouver la route côtière qui nous permettrait de ne pas refaire le même chemin sur 30 km … too bad !
On s’arrête à Galway sur un parking payant à la journée. C’est tout près du centre où nous parcourons les petites rues piétonnes de la ville ancienne. Rien de bien intéressant en fait, beaucoup de monde, des chanteurs de rues … Cet arrêt ne valait pas le détour, en ce qui nous concerne.
Après déjeuner dans le fourgon, on descend vers le sud et le massif des Burren. Après repérage d’un endroit de bivouac, juste à côté d’une abbaye en ruine, comme le temps est clair, je décide de parcourir la route côtière jusqu’au petit port de Doolin, où l’on peut voir les falaises de Moher et de revenir par l’intérieur du massif montagneux.
Cet immense plateau calcaire, tourmenté par l’érosion est très surprenant. Des étendues de pierre gris pâle où des plantes alpestres et méditerranéennes , poussent dans les failles.
La route côtière, qui va de Bellaharbour à Doolin est spectaculaire, coincée entre la mer et la Slieve Elva, qui culmine à 345m. Ce massif est entièrement constitué de ces amas calcaires d’une belle couleur gris pâle qui brillent dans le soleil. Et oui, il y a du soleil et du ciel bleu, tout prend une réelle beauté.
A Doolin, beaucoup de monde (on peut y prendre le ferry pour les îles Aran) sur le port duquel on a une belle vue sur les falaises noires de Moher. Pourrait-on les voir mieux du haut de celles-ci ?
On retourne vers les nord en passant sur le plateau par Lisdoonvarna.
On retourne vers les nord en passant sur le plateau par Lisdoonvarna.
En arrivant à Bellaharbour, on aperçoit une cale au bord de l’eau et on décide de passer la nuit là. Un petit coucher de soleil pour clore la journée.
Mercredi 30juillet
Brume, pluie ! Nous avons été fort avisés de faire la route côtière hier pour voir les Cliffs de Moher, aujourd’hui, on ne les verrait pas.
On prend une troisième route à travers les Burren, mais on ne distingue qu’avec beaucoup imagination les plaques de roche gris clair. C’est vraiment étonnant qu’il y ait des maisons neuves partout, au milieu de rien, sont-ce toutes des maisons de vacances ou de retraités ? Les prés sont entourés de murets constitués des pierres calcaires du massif.
On arrive à Ennis où je vais me balader seule, Tristan reste dans le fourgon pour se reposer (sic) dans les petites rues piétonnes aux maisons colorées. Peu ou pas de touristes ici. Il ne pleut pas, par miracle !
On suit les rives de l’estuaire de la Shannon pour se poser dans un endroit paisible au bord de l’eau . Le coeur du village de Killadyster n’est qu’à 10 mn à pied et j’ai bien l’intention de me rendre dans un pub ce soir, enfin !
Kerry et le Sud
Jeudi 31 juillet
Après une bonne nuit très calme, les services, on se met en route vers l’ouest, le long de la très large rivière Shannon, pour atteindre Killmer et son bac. D’après le GPS, la traversée est de 4km, soit plus de 20 mn.
On rejoint Tralee à 45km, et l’on s’engage sur notre première péninsule du Kerry, Dingle. Mon intention est de suivre la route côtière par le nord, mais le GPS indique une restriction à 2 tonnes, quelque part ? Demi-tour par de toutes petites routes et l’on traverse la montagne magnifique, sauvage et nue, pour atteindre Dingle, très animée. On continue vers l’ouest et l’on rejoint notre magnifique spot à Cloger Head. Un parking sui surplombe une belle plage de sable dans une anse bordée de rochers noirs. Au bout, un île.
Nous ne sommes pas seuls, loin de là, et on doit attendre le départ de visiteurs en voiture pour pouvoir se garer convenablement, face à la mer. Bonne soirée dans ce superbe coin.
Vendredi 1er août
Bonne nuit un peu ventée au-dessus de cette superbe plage. Promenade sur la falaise, au milieu des près (chevaux), offrant des vues magnifiques sur 2 anses pleines de beaux rochers et d’îlots. Il fait doux et nuageux mais le la lumière est bonne. On franchit des clôtures par des escaliers fort pratiques. Ensuite, on suit un chemin de tracteur bordé de buissons de fuchias et de fleurs de toutes couleurs.
On quitte Clogher Head pour retourner vers Dingle et suivre la Wild Atlantic road. Arrêt le long de la plage d’Inch.
Direction Killarney où l’on profite d’embouteillages ! Il y a un monde fou, des calèches, des cyclistes. La Killarney National Park est de toute beauté : forêts, lacs, rochers, collines nues. Il y a beaucoup de monde sur la route étroite. On s’arrête pour déjeuner sur un joli parking qui donne sur une branche du Upper Lake. C’est très joli.
La boucle de la péninsule de Beara, est fort belle également. On longe la côte, puis on grimpe dans la montagne couverte de lande et de rochers. Le soleil fait de belles apparitions. La route longe ensuite la côte sud. Il y a un petit phare sur un îlot a
u milieu de la Bantry Bay.
Par Glengariff, au fond de la baie, on atteint Bantry où un marché attire du monde. Le spot où on avait l’intention de passer la nuit, n’est pas top, alors on part dans la campagne par des routes à tracteurs pour arriver sur un petit parking près d’une rivière où l’on pensait être seul, mais non, on sera 3 fourgons !
La boucle de la péninsule de Beara, est fort belle également. On longe la côte, puis on grimpe dans la montagne couverte de lande et de rochers. Le soleil fait de belles apparitions. La route longe ensuite la côte sud. Il y a un petit phare sur un îlot au milieu de la Bantry Bay.
Par Glengariff, au fond de la baie, on atteint Bantry où un marché attire du monde. Le spot où on avait l’intention de passer la nuit, n’est pas top, alors on part dans la campagne par des routes à tracteurs pour arriver sur un petit parking près d’une rivière où l’on pensait être seul, mais non, on sera 3 fourgons !
Samedi 2août
On se dirige vers Cork par de petites routes puis par une autoroute. Comme on na vraiment pas envie de grandes villes, on se rend à Cobh, qui est une île, par un bac. Il y a beaucoup de monde le long de l’eau, les places réservées aux camping-cars sont toutes prises, alors, après les services, on continue la route.
A Midleton, on s’arrête pour déjeuner et entrer dans la distillerie James Mason. J’achète une bouteille pour le prix d’une visite pour 2 sans dégustation.
Notre but de la journée est de passer la soirée et la nuit près d’un phare. Il s’en trouve un, tout au bout d’un isthme au sud de Waterford. On franchit le très joli pont sur la rivière Suir et on va tout au bout de l’estuaire, par de toutes petites routes jusqu’à Hook End où est planté un phare noir et blanc sur une côte rocheuse et ventée.
Ce fut le premier jour de vrai beau temps de notre boucle en Irlande.
Dimanche 3 août
La nuit fut bien ventée et la journée sera belle, un vrai temps estival sur cette Riviera irlandaise !
Par de petites routes, nous allons à Kilmore Quay, un port de pêche vanté par le Guide Michelin autant que par le Routard.
En effet c’est bien joli et très animé. On se balade avec plaisir sur le port et apercevons au-dessus de la digue 2 îles qui hébergent des oiseaux en train de nidifier, dont des macareux. De petits bateaux (Salty ferries) y emmènent les touristes.
On voit ici des palmiers, de fort jolies maisons à toit de chaume. Un bel endroit.
Prochain destination, une abbaye en ruine. Sur la route, je fais un petit plein de diesel et quelques kilomètres plus loin, les ennuis commencent. En doublant un tracteur (les moissons battent leur plein) le moteur s’éteint en pleine course sur une petite route. Heureusement, tout le monde garde son calme et je parviens à redémarrer, mais seulement pour quelques centaines de mètres car ça recommence !!! On continue à rouler lentement, sans accélération prononcée jusqu’à l’abbaye de Dubrony.
Elle fut le souhait d’un normand, Hervé de Montmorency, qui reçu des terres près de Wexford. Il demanda aux cisterciens français d’y fonder une filiale, mais ce furent des moines de Dublin qui réalisèrent le vœu d’Hervé au XIIème siècle.
Ce fut un établissement prospère qui commandait le commerce fluvial et tirait de bons revenus de l’agriculture.
Je visite avec plaisir ce monastère austère mais qui accueille le soleil de tous les côtés !
Ensuite, les ennuis du filtre à gasoil (changé juste avant de quitter Saint-Jean d’Angély) continuant , on révise notre programme à la baisse et décidons de rejoindre Rosslare (55km) où nous devons embarquer demain.
Avec quelque peine et arrêts intempestifs, on se gare le long de la mer à la plage de Rosslare où nous passons une nuit très ventée.
Lundi 4 août
Comble de malchance, ce lundi 4 août est un jour férié (bank holyday) et le seul garage de Rosslare est fermé (j’ai un filtre à diesel tout neuf dans le coffre, il me faut seulement quelqu’un pour le monter!) et la station service près du port, ne propose pas ce genre de … service.
En désespoir de cause, on fait la lessive dans les machines présentes. Le but est d’essayer de monter dans le ferry, car la prochaine possibilité d’embarquer sera le 10 août. On trouvera toujours un moyen d’en sortir à Cherbourg !!
A suivre …
Mardi 5 août
Après quelques rebondissements, le fourgon ne démarrait plus dans la file d’attente d’embarquement dans le ferry, nous étions seuls ! Enfin, miracle, il a bien voulu faire un effort et monter à bord. Ouf !
La mer était très belle, d’un beau bleu, le coucher de soleil fut magnifique, nous avons doublé un très beau phare blanc (Fastnet?), c’était très agréable de s’asseoir sur un des ponts au soleil.
La nuit fut bonne. Le matin, on a longé Ouessant.
Par chance, le fourgon a démarré (salué joyeusement par d’autres voyageurs qui avaient assisté à nos déboires la veille!) et nous avons atteint un garage proche du port où le filtre à gas-oil a été changé dans l’après-midi, sans aucun résultat positif, hélas !
Enfin, Klaas, Tristan et moi avons fait un fort bon repas au Café de Paris sur le port de Cherbourg (il faut profiter des plaisirs de la vie) et Tristan a déménagé dans le Rapido de son grand-père.
Le lendemain, j’ai réussi à me rendre à Granville (130 km plus loin) à petite vitesse et la boule au ventre, dans un garage Mercedes où je suis finalement arrivée sur une dépanneuse !
Cet incident est survenu heureusement à la fin de notre périple irlandais.
Nous avons pu largement profité des superbes paysages malgré le temps gris et n’avons jamais été trempés lors de nos sorties. De beaux bivouacs nous ont été possibles.
Nous avons formé Tristan et moi un bon team : un co-pilote est très bienvenu quand on doit rouler à gauche, on a beaucoup et bien joué à la crapette le soir et globalement ce furent de bonnes semaines ensemble.